Le dirigeant de CSX ne croit pas à un regroupement de sociétés ferroviaires

Autant le Canadien Pacifique que CSX ont refusé... (Photo Brent Lewin, Archives Bloomberg)

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Autant le Canadien Pacifique que CSX ont refusé de commenter les rumeurs quant à un possible regroupement entre les deux entreprises.

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Josh Funk
La Presse Canadienne
OMAHA, Nebraska

Les organismes de réglementation américains pourraient se montrer réticents à donner leur aval à une consolidation dans le secteur ferroviaire en raison de craintes quant au service, a estimé le dirigeant de la société CSX.

Les perspectives de regroupement ont récemment fait surface puisque, selon diverses sources, le Canadien Pacifique (T.CP) aurait proposé de fusionner avec son concurrent américain CSX, qui a repoussé les avances de la société canadienne.

Autant le Canadien Pacifique que CSX ont refusé de commenter les rumeurs quant à un possible regroupement des deux entreprises.

Le président et chef de la direction de CSX, Michael Ward, a indiqué mercredi que l'organisme de réglementation du transport ferroviaire aux États-Unis aurait tendance à demeurer prudent à l'endroit des transactions qui se traduiraient par une consolidation.

M. Ward a notamment rappelé qu'il n'y avait que six transporteurs majeurs au Canada ainsi qu'aux États-Unis.

«Le Surface Transportation Board est très préoccupé par le service offert par les compagnies, a-t-il dit. Il demande même de nouveaux rapports chaque semaine pour suivre la situation.»

Des retards de livraisons dans le Midwest sont devenus monnaie courante au cours de la dernière année, notamment en raison des températures froides de l'hiver ainsi qu'une augmentation du transport d'hydrocarbures.

Outre CSX, les autres compagnies ferroviaires majeures en Amérique du Nord sont Norfolk Southern, Union Pacific, BNSF, le Canadien Pacifique et le Canadien National.

La dernière proposition de fusion entre BNSF et le Canadien National, en 1999, avait avorté. Les organismes de réglementation avaient alors décrété un moratoire de 15 mois en plus d'imposer des restrictions quant aux projets de fusion.

Certains analystes seraient ravis de voir le Canadien Pacifique unir sa destinée avec son concurrent américain CSX, mais ils préviennent qu'un certain nombre d'obstacles devront d'abord être surmontés avant qu'une telle transaction puisse avoir lieu.

Les dirigeants de CSX ont par ailleurs indiqué aux investisseurs qu'ils s'attendaient à doubler le bénéfice par action l'an prochain.

La société établie à Jacksonville, en Floride, avait dévoilé mardi des profits de 509 millions $ US, ou 51 cents par action, pour le troisième trimestre, en hausse de 12%.




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