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ADM rejette un projet de centre de foires à Mirabel

En conférence de presse hier, le maire de Mirabel,... (PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE)

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En conférence de presse hier, le maire de Mirabel, Jean Bouchard, a demandé un délai de trois mois, soit jusqu'au 31 décembre, pour mettre la touche finale à un projet de centre de foires piloté par la Société de gestion Montréal-Mirabel (SOGEMM).

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

En dépit du projet de dernière minute présenté par le maire de Mirabel Jean Bouchard, Aéroports de Montréal (ADM) veut aller de l'avant avec la démolition de l'ancienne aérogare de Mirabel.

«Jusqu'ici, il n'y a aucun motif qui nous amène à demander à notre conseil d'administration de reporter sa décision», a déclaré la vice-présidente aux affaires publiques d'ADM, Christiane Beaulieu, dans une entrevue téléphonique avec La Presse Affaires hier.

Au cours d'une réunion le 16 septembre prochain, le conseil d'administration d'ADM est appelé à approuver l'octroi d'un contrat pour la démolition de l'ancienne aérogare de Mirabel.

En conférence de presse hier, le maire Bouchard a demandé un délai de trois mois, soit jusqu'au 31 décembre, pour mettre la touche finale à un projet de centre de foires piloté par la Société de gestion Montréal-Mirabel (SOGEMM).

«L'aérogare n'est plus utilisée depuis 10 ans: il n'y a aucune urgence à démolir ces installations, a-t-il plaidé. Trois mois ne feront pas une grande différence pour ADM.»

Rentable dès la première année

M. Bouchard a affirmé qu'un centre de foires serait rentable dès sa première année d'activités, même avec un taux d'occupation très conservateur d'un peu plus de 20%. Il reste toutefois à franchir deux étapes essentielles pour finaliser le projet: effectuer une inspection diligente pour vérifier si les coûts de mise à niveau de l'aérogare tournent bien autour de 30 millions de dollars, comme le soutient ADM, et obtenir du financement gouvernemental.

Il a affirmé avoir discuté du projet avec le ministre québécois responsable de la région des Laurentides, Pierre Arcand, et le ministre fédéral de l'Infrastructure, Denis Lebel.

Le bureau de M. Lebel n'a pas voulu répondre aux questions de La Presse Affaires.

Pour sa part, l'attachée de presse du ministre Arcand, Véronique Normandin, a affirmé que le ministre avait transmis les études liées au projet de la SOGEMM aux ministres concernés, soit le ministre de l'Économie, le ministre des Transports et le ministre des Affaires municipales. Lorsque La Presse Affaires lui a demandé si le ministre Arcand était en faveur du projet, Mme Normandin a indiqué qu'il était «sensible à la cause».

Études contradictoires

Une des études, réalisée par Expansion Stratégies, conclut qu'un projet de grand salon aéronautique international, tel que d'abord proposé par la SOGEMM, est voué à l'échec. Une deuxième étude, réalisée par Axel Stratégies communication, conclut à la faisabilité d'un centre de foires qui ne serait pas lié à un salon aéronautique international.

Une étude réalisée pour ADM par le Groupe Altus conclut pour sa part que les probabilités de concrétisation d'un projet de centre de foires sont quasi nulles et qu'il est économiquement injustifié notamment parce que même après une mise aux normes, l'aérogare «restera affectée par des désuétudes fonctionnelles et non curables», comme une faible hauteur libre sous la mezzanine et une piètre efficacité énergétique.

«Si c'est un centre de foires ordinaire, ils n'ont pas besoin d'un accès au tablier et aux pistes, a déclaré Mme Beaulieu. Pourquoi prendre un bâtiment qui coûte une fortune à opérer et qui ne sera toujours pas adéquat et qui nous empêche de développer un site pour des entreprises qui ont besoin d'un accès? S'ils veulent faire un centre de foires et qu'ils ont un bon plan d'affaires, ils peuvent l'installer ailleurs.»

Réparer les erreurs du passé

Le maire Bouchard a toutefois fait allusion à l'aspect symbolique de l'aérogare.

«Il y a 40 ans, la construction de l'aéroport de Mirabel a arraché une partie de l'âme et de l'avenir de la région, a-t-il lancé. Aujourd'hui, nous ne voulons pas qu'ADM nous l'arrache de nouveau et que tous les sacrifices consentis au fil des ans se terminent bêtement en poussière sous le pic des démolisseurs.»




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