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CSeries: Bombardier avait eu d'autres ennuis avec son moteur

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Le titre de Bombardier a gagné plus de 2% vendredi pour terminer la semaine à 3,82$ à la Bourse de Toronto.

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Richard Dufour

Le moteur de l'avion de la CSeries impliqué dans l'incident survenu le 29 mai avait déjà causé des ennuis à Bombardier (T.BBD.B) durant la semaine qui a précédé la défaillance qui empêche le programme CSeries de poursuivre ses essais en vol.

Bombardier avait même jonglé à ce moment-là avec l'idée de retourner le moteur chez Pratt&Whitney. Ce moteur a plutôt été réparé aux installations de Bombardier à Mirabel, et la défaillance est survenue par la suite lors d'essais au sol.

C'est ce qui ressort d'un entretien que l'analyste Darryl Genovesi, de la firme UBS, a eu avec le PDG de Bombardier, Pierre Beaudoin.

Le grand patron de Bombardier a assisté jeudi à la conférence aéronautique organisée par UBS à New York en compagnie de la directrice des relations avec les investisseurs, Shirley Chenier. Les analystes de UBS en ont profité pour les interroger sur l'incident du 29 mai.

UBS a ainsi pu se faire confirmer que la défaillance provient de la turbine basse pression du moteur fabriqué par Pratt&Whitney, ce qui donne du poids à la thèse d'un problème d'alimentation en huile. Au cours de la dernière semaine, des rumeurs non confirmées par Bombardier circulaient, affirmant que la pompe à huile avait été remplacée la veille de l'incident.

Pierre Beaudoin a par ailleurs confirmé que le fuselage de l'avion a bel et bien été endommagé lors de l'incident. «La direction a cependant minimisé l'impact sur l'échéancier de la CSeries», relate Darryl Genovesi.

«Bien que l'analyse de la cause exacte du problème se poursuive, Bombardier souligne que les ennuis ne sont aucunement liés à la boîte de vitesse du ventilateur du moteur. Cela laisse entendre qu'un défaut de fabrication [plutôt qu'un défaut de conception] pourrait avoir causé l'incident», ajoute l'analyste.

Un défaut de conception nécessiterait une période de temps plus importante, et des coûts plus importants, pour apporter des correctifs.

Quatre appareils de la CSeries avaient jusqu'ici obtenu la «permission» de voler. Plusieurs observateurs et analystes ont fait remarquer que l'avion endommagé, le FTV1 (Flight Test Vehicle 1), était muni de «prototypes», c'est-à-dire des premiers exemplaires des moteurs.

Le FTV4, qui a effectué son premier vol le 18 mai, serait muni d'une version différente des moteurs. Cet appareil est équipé de la plus récente version des logiciels et a même été peint pour être le plus représentatif possible des avions qui entreront en service, car il s'agit de l'avion d'essai qui doit servir à valider la performance attendue par la CSeries.

Entre-temps, les quatre appareils de la CSeries qui ont pu voler jusqu'à maintenant continuent d'être cloués au sol. Hier, le porte-parole Marc Duchesne a simplement indiqué que Bombardier travaillait avec Pratt&Whitney sur un plan de retour en vol le plus rapidement possible.

Bombardier avait choisi en 2007 le nouveau moteur turbosoufflante à réducteur (geared turbofan) de Pratt&Whitney pour propulser sa future gamme d'appareils CSeries de 100 à 149 sièges. C'est avec ce moteur que Bombardier se croit en mesure de promettre des économies de carburant et de réduction du bruit aux clients de la CSeries.

Le titre de Bombardier a gagné plus de 2% vendredi pour terminer la semaine à 3,82$ à la Bourse de Toronto.




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