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Bombardier: la Chine pourrait assembler le Q400

À l'heure actuelle, seule l'usine de Havilland de... (Photo archives PC)

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À l'heure actuelle, seule l'usine de Havilland de Bombardier à Toronto effectue l'assemblage final du Q400.

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Bombardier a entrepris des discussions avec la Chine au sujet de l'assemblage de l'appareil turbopropulsé Q400 en terre chinoise. Il n'est toutefois pas question d'y assembler la CSeries.

Il s'agirait du même type d'arrangement qui fait présentement l'objet de discussions avec la société d'État russe Rostec.

«Le modèle envisagé en Russie servirait le marché domestique, a déclaré le président de Bombardier Aéronautique, Guy Hachey, à l'issue de l'assemblée annuelle des actionnaires de Bombardier, hier à Montréal. Le même concept peut s'appliquer en Chine.»

Il a toutefois précisé que les discussions en Chine ne faisaient que commencer. La CSeries ne fait pas partie de ces pourparlers.

«Pour le moment, nous avons toute la capacité qu'il nous faut à Mirabel», a affirmé M. Hachey.

Les discussions avec Rostec sont beaucoup plus avancées, mais la situation en Ukraine pourrait avoir une incidence importante sur le projet.

«Évidemment, on suit les incertitudes tous les jours, a déclaré le président et chef de la direction de Bombardier, Pierre Beaudoin, au cours de l'assemblée annuelle. On va respecter toutes les sanctions qui pourraient être mises en place, mais pour l'instant, à travers l'organisation, on continue les activités en cours.»

En août dernier, Bombardier et Rostec ont signé une lettre d'intention et un protocole d'entente portant sur la vente d'une centaine d'appareils Q400 et l'établissement d'une chaîne d'assemblage de ce type d'appareils en Russie.

Nouveaux marchés

À l'heure actuelle, seule l'usine de Havilland de Bombardier à Toronto effectue l'assemblage final du Q400. M. Hachey a soutenu hier qu'une nouvelle usine d'assemblage en Russie n'enlèverait rien à celle de Toronto parce qu'elle ne viserait que le marché russe, un marché qui n'existerait pas sans cette usine.

Au contraire, l'usine de Havilland pourrait tirer un bénéfice de cette nouvelle usine russe parce qu'elle y expédierait de gros composants.

Des fournisseurs québécois comme Pratt&Whitney Canada et Héroux-Devtek pourraient bénéficier de ce nouveau marché.

M. Beaudoin a mentionné hier que Bombardier avait également plusieurs clients russes dans le secteur des avions commerciaux et des avions d'affaires et que la Russie constituait aussi un marché important pour Bombardier Transport.

La Chine est également un marché majeur pour Bombardier. En décembre dernier, la société chinoise Nantong Tongzhou Bay Aviation a signé une lettre d'intention portant sur l'acquisition de 30 appareils Q400.

Interrogé par les journalistes au sujet de l'Iran, M. Beaudoin s'est montré intéressé à ce marché, advenant la levée des sanctions internationales en vigueur depuis la révolution islamique de 1979.

«Nous évaluons la stratégie à établir lorsque les sanctions seront levées pour ne pas être désavantagés [par rapport aux concurrents]», a-t-il déclaré.

Alstom

Les journalistes ont également interrogé M. Beaudoin au sujet de l'offre de GE pour acquérir Alstom, un important concurrent de Bombardier dans le secteur des transports. Un autre concurrent, Siemens, pourrait entrer dans la danse et fusionner son secteur énergétique avec celui d'Alstom. Cette dernière société conserverait son secteur ferroviaire et engloberait celui de Siemens.

«Nous suivons ça avec intérêt, nous examinons différents scénarios, mais nous sommes bien positionnés et on ne parle pas de nouveaux joueurs, a déclaré le grand patron de Bombardier. On parle de Siemens et d'Alstom, du monde qu'on connaît bien.»

Bombardier a profité de l'occasion pour divulguer ses résultats du premier trimestre: les revenus ont légèrement augmenté, passant de 4,3 à 4,4 milliards US, alors que le bénéfice net ajusté a légèrement diminué, passant de 156 millions US à 151 millions US, ou 8 cents US par action. Ce résultat correspondait aux attentes des analystes, mais plusieurs se sont inquiétés au sujet d'une importante utilisation des flux de trésorerie, soit 915 millions US contre 590 millions US au même trimestre de l'exercice précédent.

M. Beaudoin a toutefois fait valoir que Bombardier terminait progressivement une période de développement pour entamer une période de croissance des revenus et des bénéfices.

Le marché a tranché: l'action de catégorie B de Bombardier a perdu 26 cents pour clôturer à 4,15$ à la Bourse de Toronto hier, ce qui représente une glissade de 5,9%.




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