L'agence européenne de sécurité aérienne (EASA) a émis vendredi une directive ordonnant aux transporteurs d'enlever ou d'inspecter les balises de détresse des Boeing 787 après un incendie sur un de ces long-courriers à Londres.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Son homologue américaine, la FAA, avait publié jeudi une directive similaire.

La directive de l'EASA, formulée dans les mêmes termes que celle de la FAA, «requiert d'enlever ou d'inspecter les balises d'Honeywell et de prendre des mesures correctives si nécessaire».

Un incendie est survenu le 12 juillet à bord d'un 787 d'Ethiopian Airlines qui était garé et vide à l'aéroport d'Heathrow, à Londres.

Les autorités britanniques avaient recommandé il y a une semaine que les balises de détresse des Dreamliners, surnom du dernier-né de Boeing, soient déconnectées, soupçonnant qu'elles soient à l'origine du sinistre.

Le 787, entré en service en octobre 2011, s'est retrouvé interdit de vol pendant trois mois à la suite de deux incidents en janvier impliquant des batteries lithium-ion de l'appareil, un incendie et une surchauffe avec émissions de fumée, l'un au Japon et l'autre à Boston.

Il a été autorisé à revoler fin avril, mais la FAA avait ordonné certaines modifications des batteries lithium-ion de l'appareil.

De nouveaux incidents sont survenus ces dernières semaines impliquant des 787: le même jour que l'incendie d'Heathrow, un Dreamliner de Thomson Airways avait été obligé de revenir se poser à Manchester (Grande-Bretagne) peu après son décollage et il y a une semaine, un appareil de JAL a dû faire demi-tour à Boston pour cause de «maintenance de l'appareil».