La locomotive du train à très grande vitesse qui a déraillé en Espagne a été fabriquée par Bombardier (T.BBD.B).

Marie Tison LA PRESSE

«Nos équipes sont déjà sur les lieux pour assister le client de quelque manière que ce soit et également pour coopérer à 100 % à l'enquête en cours», a déclaré le porte-parole de Bombardier Transport, Marc Laforge, dans une entrevue téléphonique avec La Presse.

Bombardier Transport a notamment dépêché des ingénieurs de ses installations en Europe. L'entreprise n'a pas voulu faire de commentaires additionnels en raison de la tenue de l'enquête.

Bombardier a fabriqué l'essentiel de la locomotive impliquée à Trapaga, en Espagne, dans le cadre d'un contrat accordé au consortium Talgo-Bombardier en avril 2004. L'entente portait sur la livraison de 44 motrices à grande vitesse aux Chemins de fer nationaux espagnols, la RENFE.

Les livraisons se sont déroulées de 2006 à 2008.

Bombardier n'a toutefois pas fabriqué  certaines parties des locomotives, soit le bogie, la caisse et les freins, qui incombaient à son partenaire espagnol Patentes Talgo. Le mandat de Bombardier portait sur le système de propulsion, l'équipement électrique, les systèmes de contrôle du train et de communications ainsi qu'un système de signalisation. Bombardier a également participé à l'assemblage final et aux essais des locomotives.

Dans un communiqué émis en 2004 pour annoncer le contrat, Bombardier a spécifié que les nouveaux trains seraient dotés d'une technologie de protection automatisée qui les rendrait conformes à quatre systèmes de sécurité, dont la norme ERTMS (European Rail Traffic Management System).

La RENFE a accordé un nouveau contrat au consortium Talgo-Bombardier en octobre 2005 pour 10 motrices additionnelles. Celles-ci ont été livrées de 2007 à 2009.