Voici le bilan des commandes d'avions enregistrées par les deux géants aéronautiques Airbus et Boeing à l'issue des journées professionnelles du salon du Bourget jeudi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Les prix indiqués sont catalogues et en dollars, monnaie de référence du commerce d'avions.

AIRBUS

Airbus revendique 730 commandes, représentant selon lui un record absolu pour un avionneur lors d'un salon aéronautique, pour une valeur totale de 72 milliards de dollars.

Ces chiffres comprennent:

- 418 commandes fermes représentant près de 44 milliards de dollars

- des protocoles d'accord pour 312 appareils pour un montant de 28,2 milliards de dollars

Ces chiffres sont paradoxalement inférieurs au décompte réalisé par l'AFP sur la base des communiqués séparés publiés par l'avionneur au cours du salon.

Selon Airbus, ce décalage s'explique car les 730 commandes affichées n'incluent pas celle de 180 A320, dont 150 Neo passée par la compagnie indienne IndiGo. Cette dernière, officialisée mercredi, avait déjà été comptabilisée par l'avionneur avant l'ouverture du salon.

Elle représentait la plus grosse commande d'avions, en nombre d'appareils, de l'histoire de l'aéronautique civile... jusqu'à ce que ce record soit battu jeudi par le contrat signé pour 200 A320 Neo par la compagnie malaisienne AirAsia.

Airbus se targue d'avoir franchi la barre du millier de commandes pour son A320 Neo depuis son lancement en décembre 2010, avec 1029 unités commandées, «ce qui en fait de loin l'appareil le plus vendeur de l'histoire de l'aviation commerciale», selon le constructeur européen.

Dans le détail, Airbus a enregistré 667 commandes ou engagements pour l'A320 Neo. Il a également annoncé 34 commandes d'A320 classiques (2,8 milliards), 11 commandes d'A330 (2,4 milliards de dollars), six A350 pour 1,6 milliard et 12 A380 pour 4,5 milliards de dollars.

BOEING

Boeing revendique 142 commandes et engagements d'achats pour un montant global dépassant 22 milliards de dollars.

Le constructeur américain n'affiche que 58 commandes fermes à son compteur, qui n'inclut pas un achat de trois long-courriers 787 «Dreamliner» par la compagnie à bas coûts Norwegian. Cette commande n'est que la finalisation d'une intention d'achat annoncée en mai.

En nombre d'appareils, l'avionneur a surtout vendu des avions moyen-courriers, avec 41 commandes de B737-800, soit environ les deux tiers de ses achats fermes.

En valeur, ses deux plus grosses commandes fermes ont été passées pour des long-courriers B777 avec la compagnie russe Aeroflot, qui a acheté 8 de ces appareils pour 2,2 milliards de dollars à prix catalogue, et Qatar Airways, qui a signé pour six exemplaires au prix de 1,7 milliard.

Boeing a par ailleurs enregistré au salon deux commandes fermes et 15 intentions d'achat, de deux acquéreurs dont le nom n'a pas été révélé, pour son nouveau gros porteur B747-8 Intercontinental, version modernisée et allongée du mythique 747, qui fait au Bourget sa première apparition hors des États-Unis.