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Transat lutte contre le tourisme sexuel

Le président et chef de la direction d'Air... (Photo: Reuters)

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Le président et chef de la direction d'Air Transat, Jean-Marc Eustache.

Photo: Reuters

(Montréal) Transat AT (T.TRZ.B) s'engage dans la lutte contre le tourisme sexuel. Le plus grand voyagiste au Canada a signé une entente avec Au-delà des frontières, un organisme canadien de défense des droits des enfants.

Cette collaboration est le fruit de pressions exercées par des investisseurs activistes. L'année dernière, le Regroupement pour la responsabilité sociale des entreprises (RRSE) avait fait de la lutte contre le tourisme sexuel l'un de ses chevaux de bataille. À cette fin, le groupe de communautés religieuses avait interpellé trois transporteurs aériens, soit Transat, Air Canada et WestJet. WestJet a aussi entrepris des pourparlers avec Au-delà des frontières et examine la possibilité de signer une entente de principe. De son côté, Air Canada travaillerait avec un autre partenaire. «Mais ils ont refusé de nous fournir plus de détails pour l'instant», a commenté Philippe Bélanger, analyste au RRSE.

Transat est donc le premier à prendre des moyens concrets pour tenter d'enrayer le fléau: on estime qu'environ deux millions d'enfants sont victimes d'exploitation sexuelle dans le monde. «Le tourisme sexuel impliquant des enfants ne se produit pas seulement dans le Sud-Est asiatique, mais aussi dans plusieurs destinations fréquentées par les touristes québécois et canadiens comme le Mexique, Cuba, la République dominicaine», précise M. Bélanger.

Le RRSE estime que les transporteurs aériens peuvent collaborer en sensibilisant leurs passagers. Par exemple, ils pourraient diffuser une vidéo à bord de leurs avions ou remettre de l'information au moment de l'achat du billet.

«Dès les prochaines semaines, nous mettrons en branle un programme de sensibilisation et de communication interne, première étape d'un processus qui nous amènera à conscientiser nos clients et nos partenaires à destination», a indiqué le président de Transat, Jean-Marc Eustache.

Le RRSE félicite Transat pour ce premier pas et l'encourage à poursuivre en se dotant d'un programme pour informer les passagers des risques de poursuite pour leurs méfaits à l'étranger. En effet, les gouvernements des principaux pays sources de tourisme ont adopté des lois extraterritoriales qui permettent de poursuivre les coupables soit dans le pays de délit, soit dans leur pays d'origine.

Le titre de Transat a pris 12 cents hier à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 15,05$.




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