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Bombardier pourrait profiter de l'abandon d'un avion concurrent

L'avion d'affaires Citation Columbus de Cessna...

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L'avion d'affaires Citation Columbus de Cessna

Sylvain Larocque
La Presse Canadienne
Montréal

Bombardier (T.BBD.B) pourrait profiter de l'abandon, par le constructeur américain Cessna, de l'avion d'affaires Citation Columbus.

C'est ce que croit l'analyste Richard Aboulafia, du Teal Group, une firme de consultation américaine.

«Les grands gagnants sont le Falcon 2000EX (de l'avionneur français Dassault) et le Challenger 605 de Bombardier, les concurrents les plus rapprochés en matière de prix», a déclaré M. Aboulafia au magazine spécialisé Flight International. Le Challenger est assemblé dans la région montréalaise.

L'analyste Jacques Kavafian, de la firme Research Capital, ne croit toutefois pas que l'impact sera très significatif pour Bombardier Aéronautique. Au cours d'un entretien téléphonique, il a souligné que le Citation Columbus n'était pas très populaire.

Au début du mois, le carnet de commandes pour l'appareil de huit places était tout de même évalué à 2,3 milliards $ US et Cessna avait reçu des dépôts de 56 millions $ US de la part de ses clients.

Cessna, une division du conglomérat américain Textron, a annoncé mercredi qu'il suspendait le développement du Citation Columbus en raison «d'une baisse continue de la demande mondiale». Le programme pourrait être relancé à la faveur d'une reprise économique. Entre-temps, quelque 2300 employés de Cessna perdront leur emploi.

Richard Aboulafia se demande si la décision de Cessna s'explique d'abord par le piètre état de l'avion d'affaires ou plutôt par le besoin «désespéré» de Textron d'améliorer sa situation financière.

La division Bell Helicopter de Textron, qui exploite une usine à Mirabel, au nord de Montréal, se trouve en meilleure posture. Quelque 500 employés québécois avaient été mis à pied au début de l'année, mais les trois quarts d'entre eux ont été rappelés depuis.

Tramways à Toronto

Par ailleurs, le financement du contrat de tramways de 1,2 milliard $ que Bombardier Transport s'attend à recevoir de la Toronto Transit Commission se complique.

Au cours des derniers jours, tant le ministre fédéral des Transports, John Baird, que le premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, ont refusé de s'engager à assumer une partie de la facture. Or, la TTC compte sur eux pour aller de l'avant, et rapidement: Bombardier ne garantit pas son prix au-delà de la fin juin.

L'action de Bombardier a bondi de 7,4 pour cent jeudi pour clôturer à 3,78 $, à la Bourse de Toronto.

 




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