Le calcul est tout simple. Au prix actuel du litre d'essence, chaque automobiliste québécois dépense environ 40$ pour rouler 400 kilomètres. Avec une voiture électrique comme celles qui seront bientôt mises sur le marché par Nissan, le coût pour rouler 400 kilomètres serait de 2,25$.

Mis à jour le 18 avr. 2009
Hélène Baril
Hélène Baril LA PRESSE

Chaque année, notre automobiliste dépense ainsi 2080$ en essence s'il roule 400 kilomètres par semaine, comparativement à 234$ si sa voiture était électrique.

 

Si seulement le quart des six millions de véhicules immatriculés au Québec étaient électriques, l'économie serait considérable pour les automobilistes, mais aussi pour tout le Québec, qui ne produit pas de pétrole mais qui a de l'électricité en quantité.

Qu'est-ce que le gouvernement attend pour favoriser une percée de l'auto électrique au Québec? Cette question, beaucoup de gens se la posent. André Mainguy, un lecteur assidu de La Presse, l'a posée à beaucoup de monde.

Le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, le président d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp et une foule de responsables politiques ont déjà reçu les longs courriels de cet ingénieur retraité d'Hydro-Québec. Ceux qui ont le pouvoir de changer les choses ne lui ont jamais répondu.

André Mainguy ne comprend pas pourquoi le gouvernement n'investit pas dans la création d'une industrie de la voiture électrique qui non seulement nous libérerait du pétrole et de sa pollution, mais qui pourrait améliorer sensiblement la balance commerciale du Québec.

L'argent consacré à l'achat d'essence enrichit les producteurs de pétrole de la mer du Nord, du Mexique et de l'Arabie Saoudite. Les dépenses en électricité consommée pour rouler reviendraient à Hydro-Québec et au gouvernement québécois.

Mais surtout, le Québec pourrait se doter d'une industrie de pointe qui générerait des emplois intéressants et des retombées économiques importantes.

L'industrie de l'automobile est en train de se redéfinir, c'est le temps de faire valoir nos avantages, estime André Mainguy. «Ici, on n'a pas de vision, on a de la difficulté à penser différemment de ce qu'on a toujours fait», déplore-t-il.

Grâce à son électricité abondante et pas chère, le Québec peut-il attirer ici des constructeurs de véhicules électriques. Si oui, qu'est-ce qu'on attend? Sinon, pourquoi?