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La Scotia veut investir 2,9 milliards dans une banque chilienne

Si la transaction se concrétise, la Banque Scotia... (PHOTO ANNE GAUTHIER, ARCHIVES LA PRESSE)

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Si la transaction se concrétise, la Banque Scotia doublera sa part de marché au Chili qui atteindra environ 14%.

PHOTO ANNE GAUTHIER, ARCHIVES LA PRESSE

La Presse Canadienne
Toronto

La Banque Scotia aimerait doubler sa part du marché au Chili en s'emparant d'une participation majoritaire dans une banque chilienne en échange de 2,9 milliards $, une offre qu'elle a présenté alors qu'elle affichait, mardi, une modeste croissance de son bénéfice pour son plus récent trimestre.

L'offre ferme de la Scotia vise les actions que détient Banco Bilbao Vizcaya Argentaria S.A. (BBVA) dans ses activités bancaires chiliennes, BBVA Chile, et dans certaines de ses filiales. Si l'entente va de l'avant, elle fera passer la part du marché chilien de la Scotia à 14 % et fera du prêteur canadien la troisième plus grande banque non étatique dans ce pays.

Selon la Scotia, cette transaction est conforme à sa stratégie visant à intensifier sa présence dans le secteur bancaire chilien et dans les pays de l'Alliance du Pacifique, qui comprend aussi le Mexique, le Pérou et la Colombie.

La Banque Scotia investit dans la région depuis des années, dans l'espoir de profiter de la relative faiblesse des taux bancaires.

«Il s'agit d'un actif bancaire de grande qualité», a expliqué le président et chef de la direction de la Banque Scotia, Brian Porter, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes. «Il est très bien géré (...) Nous croyons que c'est un bon actif complémentaire pour nous, et qu'il complémentera bien nos gens et notre technologie.»

BBVA détient 68,19 % de BBVA Chile - qui compte 29 milliards en actifs, ainsi que 4000 employés et 127 succursales -, tandis que les autres 31,62 % sont détenus par la famille Said. La Scotia a ajouté que BBVA était prête à accepter l'entente si son partenaire minoritaire, la famille Said, n'exerçait pas son droit de premier refus prévu par la convention des actionnaires.

Bénéfice en hausse

L'offre d'achat a été dévoilée quelques heures avant la publication des plus récents résultats financiers de la Scotia. Celle-ci a affiché un bénéfice net de 2,07 milliards $ pour son quatrième trimestre clos le 31 octobre, soit 1,64 $ par action, comparativement à un profit net de 2,01 milliards $, ou 1,57 $ par action, pour la même période l'an dernier.

Ces résultats ont été soutenus par les secteurs d'activités bancaires canadiennes et internationales, qui ont vu leur bénéfice net attribuable aux actionnaires grimper de 12 % et 11 %, soit à 1,07 milliard $ et à 605 millions $, respectivement. Cependant, cela a été contrebalancé par une chute de 15 % du bénéfice net du secteur des services bancaires et marchés mondiaux, à 391 millions $.

La dotation pour pertes sur prêts, soit l'argent mis de côté pour les mauvaises créances, s'est établie à 536 millions $, en baisse par rapport à celle de 550 millions $ de la même période l'an dernier.

«Dans l'ensemble, nous nous attendions à une faible fin d'exercice pour les marchés de capitaux du groupe et, du moins jusqu'à maintenant, c'est ce que nous avons eu», a estimé l'analyste Robert Sedran, de la Banque CIBC, dans une note à ses clients. «La faiblesse des revenus a retenu les résultats de ce trimestre.»

L'action de la Banque Scotia cédait, mardi après-midi, 1,81 $, soit 2,2 %, pour se négocier à 81,67 $ à la Bourse de Toronto.

Malgré la modeste hausse de profit du plus récent trimestre, la Scotia a vu son bénéfice net pour l'ensemble de son exercice grimper de près de 11 %, à 8,24 milliards $, par rapport à 7,37 milliards $ un an plus tôt. Le rendement sur l'avoir des actionnaires a avancé à 14,6 %, par rapport à 13,8 % l'an dernier. Le bénéfice par action pour l'exercice 2017 a grimpé de huit % à 6,49 $, comparativement à celui de 6,00 $ de l'exercice 2016.

La mesure clé de la santé financière des banques, le ratio des actions ordinaires et assimilées de catégorie 1, a grimpé à 11,5 %, alors qu'il était de 11,3 % au troisième trimestre et de 11,0 % au quatrième trimestre de l'an dernier.

Ce solide ratio donne à la Banque Scotia «l'occasion» de continuer à investir de diverses façons, notamment en réalisant des acquisitions, a expliqué M. Porter.

Si la transaction visant l'acquisition des actions de BBVA Chile est conclue, le ratio des actions ordinaires et assimilées de catégorie 1 de la Scotia sera réduit d'environ 135 points de base, a précisé la banque.

La Banque Scotia espère pouvoir conclure la transaction au cours de l'été 2018, ont précisé des dirigeants de l'institution.




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