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Wells Fargo touchée par un scandale d'assurance auto

Cette affaire est en effet un coup dur... (PHOTO SWAYNE B. HALL, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

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Cette affaire est en effet un coup dur pour Wells Fargo, qui cherche à tirer un trait sur le scandale de l'ouverture de deux millions de comptes fictifs entre mai 2002 et avril 2017, ayant permis à ses employés de toucher des primes.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Après l'affaire de comptes fictifs, Wells Fargo est touchée par un nouveau scandale : la banque californienne indique que plus d'un demi-million de ses clients ont payé des primes d'assurance superflues sur leur crédit automobile.

« Wells Fargo a réexaminé les politiques mises en place entre 2012 et 2017 et a identifié environ 570 000 clients qui peuvent avoir été affectés », écrit-elle dans un communiqué.

Elles « vont être remboursées et percevront des versements supplémentaires au titre d'indemnisations », ajoute l'établissement, dont le premier actionnaire est le milliardaire Warren Buffett.

Le montant total des indemnisations s'élève à 80 millions de dollars, dont 64 millions en espèces qui seront versés directement aux clients affectés et 16 millions qui consisteront en un ajustement de leurs comptes bancaires.

Cette nouvelle affaire concerne des assurances dites « collatérales » (Collateral protection Insurance ou CPI), c'est-à-dire des assurances que les consommateurs sont forcés de prendre par les institutions financières lorsqu'ils contractent un crédit auto.

L'objectif est de protéger les institutions financières, pendant toute la durée du prêt, des éventuelles difficultés rencontrées par l'emprunteur et de la perte de valeur du véhicule.

Après voir reçu des plaintes de clients en juillet 2016, Wells Fargo, qui a parfois souscrit ces assurances au nom de ses clients auprès de tiers, dit avoir procédé à leur examen et être parvenue à la conclusion que des « contrôles internes étaient inadaptés ».

« En conséquence, des clients ont pu se voir prélever des primes alors même qu'ils payaient l'assurance de leur véhicule et, dans certains cas, le prélèvement de ces primes a entraîné un défaut, ce qui a conduit à la saisie du véhicule ».

À Wall Street, l'action perdait près de 3 % vendredi.

Cette affaire est en effet un coup dur pour Wells Fargo, qui cherche à tirer un trait sur le scandale de l'ouverture de deux millions de comptes fictifs entre mai 2002 et avril 2017, ayant permis à ses employés de toucher des primes.

Après la découverte de ces malversations en septembre 2016, 5300 employés ont été licenciés et Wells Fargo a écopé d'une amende de 185 millions de dollars. John Stumpf, son PDG au moment de la découverte du scandale, a démissionné.




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