La Banque Laurentienne, seule institution bancaire du pays à n'avoir aucune exposition directe au secteur pétrolier canadien, tente d'accroître son expertise du secteur de l'énergie.

Mis à jour le 19 oct. 2016
Richard Dufour LA PRESSE

Dans un geste visant à diversifier les champs de compétences de son courtier de plein exercice Valeurs mobilières Banque Laurentienne (VMBL), l'institution vient d'embaucher le banquier Wade Felesky. Il se joint à la division institutionnelle - Actions de VMBL, qui dessert sa clientèle par l'entremise d'un service de recherche, de négociation et de financement commercial dans le segment des entreprises de petite capitalisation.

Wade Felesky est nommé directeur général, énergie pétrole et gaz, financement des sociétés. Il a commencé lundi et travaille de Calgary à partir du bureau de la banque qui offre des services au secteur des entreprises (prêts commerciaux).

Natif de l'Alberta et diplômé de l'Université Bishop's de Sherbrooke, Wade Felesky a longtemps travaillé chez GMP Capital, où il s'est spécialisé dans le secteur de l'énergie.

« Il va assurer une présence dans le bureau de Calgary », explique la vice-présidente adjointe aux communications à la Laurentienne, Hélène Soulard.

Mme Soulard refuse d'aller jusqu'à dire que la démarche signale que la banque croit que le creux a été atteint dans l'industrie pétrolière. Elle indique simplement qu'une occasion a été ciblée par l'équipe de VMBL pour mieux accompagner la clientèle institutionnelle. Un important ralentissement frappe le secteur de l'énergie depuis quelques années. Le prix du baril de brut est passé de plus de 100 $US il y a deux ans à moins de 30 $ US en début d'année. Le cours s'est redressé dans les derniers mois et vaut aujourd'hui une cinquantaine de dollars.

Huitième banque au pays en matière de taille, la Laurentienne n'a aucun prêt aux entreprises pétrolières ou gazières dans ses livres et est relativement peu exposée aux provinces productrices de pétrole. Elle a toutefois des activités immobilières et commerciales en Alberta et en Colombie-Britannique, ce qui constitue son exposition indirecte au secteur de l'énergie.