Les grands argentiers et banquiers centraux du G7 ont lancé une réflexion sur l'élaboration d'un code de conduite pour les professions bancaires, a annoncé vendredi le gouverneur de la Bundesbank allemande Jens Weidmann.

Publié le 29 mai 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

Les participants à la réunion à Dresde (est de l'Allemagne) - représentant les États-Unis, le Canada, le Japon, la France, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Allemagne - ont «encouragé» le Comité de stabilité financière (Financial Stability Board en anglais), autorité informelle de régulation financière internationale, à «commencer le travail sur un tel code», a dit M. Weidmann lors de la conférence de presse de clôture de la rencontre de deux jours.

Le FSB basé à Bâle est présidé par le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney.

Il s'agirait d'«engagements volontaires» des banques, a précisé M. Weidmann, alors que le sujet de la moralisation du secteur bancaire occupe beaucoup les esprits sur fond d'affaires multiples, de manipulation des taux interbancaires par exemple, dans lesquelles sont impliquées bon nombre de grandes banques mondiales.

M. Weidmann s'est dit conscient des limites de l'exercice. «Il est clair que la régulation et le contrôle mettent des frontières» aux agissements immoraux des banquiers, «mais à la fin il s'agit d'intégrité personnelle», a-t-il reconnu.

Le sujet tient à coeur des Allemands, pour qui la confiance mutuelle est un élément primordial du bon fonctionnement des marchés financiers - entre Etats, mais aussi entre les autres acteurs.

L'homologue de M. Weidmann, le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, a lui expliqué: «Il existe un certain nombre de codes disparates. Il faut qu'on regroupe tout ça».

Il a plaidé à Dresde pour «des règles de déontologie applicables partout, avec des dents pour les mettre en oeuvre», mais a précisé que la réflexion était encore à un stade très précoce.

«On veut commencer par faire la clarté sur tout ce qui existe», a-t-il dit.

Le grand argentier américain Jack Lew a lui fait état d'une «opinion partagée: les individus et les institutions doivent être davantage tenus responsables».

Qualifiant d'«important» le travail du FSB, M. Lew a plaidé pour un «changement de la culture» dans le secteur bancaire.