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Démission d'un haut dirigeant de la banque Citigroup

C'est le deuxième départ remarqué chez Citigroup, après... (PHOTO MARK LENNIHAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

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C'est le deuxième départ remarqué chez Citigroup, après celui en début d'année d'Anil Prasad, autre figure du département du courtage de devises, qui était basé, lui, à Londres.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Un haut dirigeant de la banque américaine Citigroup, Jeff Feig, responsable du courtage des devises étrangères, quitte la banque pour aller rejoindre un fonds d'investissement, a indiqué mardi à l'AFP une porte-parole.

Cette démission de M. Feig intervient en pleine enquête des autorités à travers le monde sur des manipulations supposées de l'énorme marché des changes.

M. Feig, qui est basé à New York, quittera la banque à la fin du mois après 25 ans, a déclaré la porte-parole Danielle Romero-Apsilos. Il va, à l'automne, rejoindre le fonds d'investissement Fortress Investment Group, où il va hériter d'un portefeuille de 3,8 milliards de dollars.

«Au vu de ses fonctions, ce départ était anticipé et fait partie du cycle naturel des affaires», a expliqué Mme Romero-Apsilos.

C'est le deuxième départ remarqué chez Citigroup, après celui en début d'année d'Anil Prasad, autre figure du département du courtage de devises, qui était basé, lui, à Londres.

Ces départs tombent alors qu'une enquête internationale menée conjointement par plusieurs autorités aux États-Unis, à Hong-Kong et en Europe, vise actuellement à faire la lumière sur de possibles manipulations sur le marché mondial des changes, dont les transactions se montent chaque jour à plus de 5000 milliards de dollars.

Les enquêteurs soupçonnent une entente illicite entre courtiers, qui auraient utilisé des forums de discussion sur internet et des messageries instantanées pour influencer le taux de référence quotidien WM/Reuters.

Cette enquête a déjà conduit plusieurs grandes banques à suspendre des cambistes.

Deutsche Bank, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, RBS, Société générale, Barclays, UBS ou encore Credit Suisse sont dans la ligne de mire des enquêteurs.

Certains de ces établissements ont déjà suspendu des cambistes, de même que la Banque d'Angleterre (BoE) qui a suspendu un employé.

Le gouverneur de la BoE, Mark Carney, avait jugé en mars que cette affaire pourrait être «aussi grave» que celle de la manipulation du taux Libor.

La semaine dernière, le ministre britannique des Finances George Osborne a annoncé que manipuler le marché des changes serait désormais passible d'une peine de prison tout comme les manipulations des marchés de matières premières ou des instruments financiers à taux fixe.




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