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SSQ se remet en mode acquisitions

René Hamel, PDG de SSQ Groupe financier, anticipe plus d'occasions... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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René Hamel, PDG de SSQ Groupe financier, anticipe plus d'occasions dans le marché de l'assurance dommages que dans celui de l'assurance-vie, déjà «très concentré» entre quelques sociétés de très grande taille.

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SSQ Groupe financier se remet à l'affût de projets d'acquisition dans la foulée de la «réussite totale» de la première transaction majeure de son histoire, une affaire de 300 millions dans l'assurance vie, qui aura bientôt 3 ans.

«Nous sommes en vigie dans nos secteurs d'activité [assurances, fonds de placement]. Nous pourrions aller là où nous trouverons une opportunité intéressante», a confié le PDG de SSQ Groupe financier, René Hamel, lors d'un entretien avec La Presse Affaires.

«Notre conseil [d'administration] nous a signalé son ouverture à discuter d'un tel projet, lorsqu'il se présentera. Et ce, même si ce n'est pas inscrit comme tel dans les objectifs détaillés de notre plan d'affaires d'ici 2017.»

Selon quels critères? Le patron de SSQ se dit surtout intéressé par des actifs de taille intermédiaire et plus accessible - «de quelques centaines de millions, pas des milliards» - qui pourraient grossir un secteur d'activités où le groupe est déjà, plutôt que de le diversifier davantage.

Ça veut dire l'assurance vie/santé en polices collectives ou individuelles, l'assurance dommages et les produits de placement, notamment les fonds distincts (avec clauses d'assurance).

Quant à l'origine et au moment d'occasions d'acquisition, René Hamel préfère s'en tenir à des «attentes générales» plutôt qu'à des objectifs fermes.

N'empêche, il anticipe plus d'occasions dans le marché de l'assurance dommages que dans celui de l'assurance vie, déjà «très concentré» entre quelques sociétés de très grande taille.

«Dans l'assurance dommages, après les trois grands [Intact, Desjardins/State Farm et Aviva], il y a encore une certaine fragmentation du marché entre plusieurs assureurs de taille intermédiaire», souligne le PDG de SSQ.

Chose certaine, insiste René Hamel, il faudra qu'une telle occasion d'acquisition puisse contribuer rapidement à la croissance de l'ensemble des revenus et actifs de SSQ Groupe financier.

Quant à la rentabilisation d'une telle acquisition, elle devra aussi se concrétiser rapidement après les frais spéciaux et les ajustements comptables souvent inévitables lors de l'intégration des actifs acquis.

«Au cours des 20 dernières années, SSQ a multiplié par 10 ses revenus et ses actifs sous gestion. Quant à la rentabilité, le rendement de nos capitaux propres s'est toujours maintenu entre 10 et 15%, même durant la crise financière», relate M. Hamel.

Les résultats annuels de 2013 de SSQ seront divulgués à l'assemblée annuelle de son actionnaire d'origine, SSQ Mutuelle, le 26 avril prochain à Québec.

Mais déjà, confie M. Hamel, les revenus totaux s'afficheront encore en croissance enviable, au-dessus des 3 milliards, et la rentabilité sera encore au-delà de 10%.

Critères

Pour le PDG de SSQ, ces critères d'évaluation pour un prochain projet d'acquisition découlent de la première expérience majeure du groupe, il y a trois ans.

Il s'agissait alors de l'achat pour 300 millions de dollars des activités d'assurance vie individuelle au Canada du groupe européen Axa.

Ces activités ont été rachetées des mains du gros assureur en dommages Intact, qui voulait s'en départir après son achat de tout l'assureur Axa Canada (dommages et vie) pour 2,6 milliards, un an plus tôt.

Chez SSQ, cette première acquisition d'importance était motivée par l'intérêt à combler un manque dans ses activités - l'assurance vie individuelle - afin de mieux étoffer l'offre de services de ses courtiers et représentants en distribution.

Mais pour son principal actionnaire du Groupe financier SSQ, le Fonds de solidarité FTQ, ce premier projet majeur d'acquisition a requis un important vote de confiance. Le Fonds a fourni les 300 millions de la transaction, soit 270 millions en injection de capital et 30 millions en financement.

Trois ans plus tard, René Hamel affirme la «réussite totale» de cette première acquisition majeure réalisée par SSQ, tant pour la transaction elle-même que l'intégration d'actifs et de personnel qui devait suivre.

«Nous avons amplement devancé nos objectifs de croissance dans l'assurance vie individuelle. Et cet apport a aussi suscité de la croissance additionnelle dans nos autres secteurs.»

Pour la suite, SSQ Groupe financier veut évidemment des occasions de croissance rentable des activités, au Québec mais aussi de plus en plus ailleurs au Canada.

Hors Québec, d'ailleurs, SSQ profite déjà d'une présence enviable dans le marché de l'assurance vie et santé en polices collectives. Le PDG souhaite utiliser cette «bonne notoriété» pour y promouvoir ses autres produits pour particuliers, en assurances et en fonds distincts.

«Maintenant que nous avons une offre de services plus complète, après l'intégration de l'assurance vie individuelle d'Axa, nous sommes plus attrayants et concurrentiels du point de vue des courtiers et des représentants. Nous en avons d'ailleurs attiré des centaines lors de rencontres que nous avons tenues récemment à Vancouver, Calgary et Toronto, notamment», relate René Hamel.

Siège social: Québec

Actif sous gestion: 11 milliards

Revenus totaux: au-delà des 3 milliards

Effectif: 2000 employés (Québec, Montréal, Toronto)

Rendement de l'avoir propre: environ 11% (1)

Principaux actionnaires: Fonds de solidarité FTQ, Mutuelle SSQ

(1) Aperçu fourni par SSQ avant les résultats complets de 2013, qui seront divulgués en assemblée annuelle de la Mutuelle SSQ, le 26 avril à Québec.




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