Le fonds d'investissement britannique Apax Partners et la banque d'affaires américaine Morgan Stanley ont revendu leurs parts respectives dans le courtier en assurances Hub International au cours d'une transaction le valorisant à 4,4 milliards de dollars.

Mis à jour le 5 août 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Un groupe d'investisseurs mené par la société de capital-investissement Hellman and Friedman a pris «une part majoritaire» du courtier, situé à Chicago dans l'Illinois (nord des États-Unis), a indiqué Hub International dans un communiqué lundi, sans toutefois préciser le montant exact de cette participation.

Hub International emploie 6500 personnes aux États-Unis, au Canada et au Brésil et table sur un chiffre d'affaires en 2013 d'environ 1,2 milliard.

Les employés du groupe en détenaient jusqu'à présent 30%, Apax 43% environ et Morgan Stanley quelque 27%, a détaillé auprès de l'AFP le PDG d'Hub International, Martin Hugues, joint par téléphone.

À l'issue de la transaction, un groupe de hauts dirigeants du courtier conservera autour de 20% de Hub, a-t-il ajouté.

La valorisation de Hub à hauteur de 4,4 milliards inclut 2,7 milliards de nouvelle dette et 1,7 milliard de capitaux, dont 340 millions mis sur la table par les dirigeants du courtier, le restant par le groupe d'investisseurs menés par Hellman & Friedman.

En 2007, Apax, Morgan Stanley et un groupe de dirigeants de Hub avaient injecté conjointement 669 millions dans le courtier et avaient emprunté quelque 1,3 milliard pour financer l'opération et sortir Hub de la cote, soit une transaction valorisée à l'époque à 2 milliards, dette incluse, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.

«Au cours des années, Hub s'est fait une place comme l'un des principaux courtiers en assurances du marché (...) Notre société a un long historique d'investissement dans des activités d'assurance et nous avons hâte de travailler avec cette entreprise pour l'amener vers sa prochaine phase de croissance», a commenté David Tunnell, directeur général de Hellman & Friedman.

La transaction est conditionnée à l'obtention des autorisations administratives de rigueur et devrait être finalisée d'ici la fin de l'année.