La Banque Scotia (T.BNS) a vu ses profits du deuxième trimestre chuter de près de 10% par rapport à la même période il y a un an, alors que ses résultats financiers avaient bénéficié d'éléments non récurrents, mais elle a tout de même légèrement dépassé les attentes des analystes.

LA PRESSE CANADIENNE

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La Scotia a annoncé mardi avoir enregistré un bénéfice net de 1,46 milliard, ou 1,15 $ par action, au cours de la période de trois mois terminée le 30 avril, en baisse comparativement à celui de 1,62 milliard, ou 1,39 $ par action, réalisé lors du trimestre équivalent un an auparavant.

La banque a rappelé que ses résultats du deuxième trimestre de 2011 incluaient des profits non récurrents de 286 millions découlant des acquisitions et de profits de change de 77 millions liés à la transition aux normes internationales d'information financière.

Ces profits non récurrents correspondaient à 33 cents par action, a-t-elle précisé.

«Compte non tenu de ces profits non récurrents, le bénéfice net a progressé de 16% d'un exercice à l'autre», a indiqué la banque.

Les revenus trimestriels ont progressé de 2%, à 4,7 milliards, contre 4,63 milliards au deuxième trimestre de l'exercice précédent.

Le bénéfice ajusté par action a été de 1,18 $, soit trois cents de plus que ce à quoi avaient dit s'attendre, en moyenne, les analystes consultés par Thomson Reuters.

Les résultats de la Scotia ont été moussés par la solide performance de ses activités bancaires canadiennes, qui ont affiché un bénéfice net de 461 millions, en hausse de 23% par rapport à l'année précédente.

La banque a expliqué que cette «excellente performance» traduisait la croissance des prêts hypothécaires, des prêts automobiles aux particuliers et des prêts aux entreprises, la baisse des dotations au compte de correction de valeur pour pertes de crédit et la stabilité des charges.

Les activités internationales ont aussi connu une forte croissance, ayant dégagé un bénéfice net de 448 millions $, grâce à la solide croissance des actifs et des dépôts en Amérique latine et en Asie, et à l'apport des acquisitions, surtout Banco Colpatria, en Colombie.

«Nous sommes ravis de l'excellente performance de tous nos secteurs d'activité», a déclaré le président et chef de la direction de la Banque Scotia, Rick Waugh.

«Conjugué aux mesures actuelles de compression des coûts, l'accent que nous continuons à mettre sur la durabilité et la diversification des revenus dans les marchés à croissance élevée contribue à l'excellente croissance des résultats», a-t-il ajouté.

La dotation au compte de correction de valeur pour pertes de crédit - soit les sommes mises de côté en prévision de mauvais prêts - s'est établie à 264 millions, en baisse de 6 millions par rapport à celle de la période correspondante de l'exercice précédent.

Cependant, le secteur de la gestion de patrimoine mondiale a dégagé un bénéfice net de 298 millions, en chute de 40% par rapport au deuxième trimestre de 2011.

Cette diminution s'explique par le fait qu'à l'exercice précédent, la banque avait effectué une réévaluation non récurrente de sa participation initiale de 18% dans Patrimoine Dundee, à hauteur de 260 millions, ce facteur ayant été contrebalancé en partie par des coûts non récurrents liés aux acquisitions et à l'intégration de 27 millions, après impôt.

En plus du Canada, la Scotia est implantée dans 55 pays, notamment en Amérique latine et dans les Caraïbes. Elle compte quelque 75 000 employés.

À la Bourse de Toronto, mardi après-midi, les actions de la Banque Scotia valaient 52 $, en hausse de 1,21 $ par rapport à leur précédent cours de clôture.