Selon sa présidente, Monique Leroux, le Mouvement Desjardins est parvenu au cours des derniers mois à réparer presque tous les dommages infligés à ses résultats par la crise financière et la récession.

Mis à jour le 26 févr. 2010
Martin Vallières LA PRESSE

Et pour la suite, Desjardins a annoncé hier un redressement du bénéfice annuel de plus de 1 milliard de dollars, survenu surtout en deuxième moitié de 2009, ce qui serait de très bon augure pour l'exercice en cours.

« Le contexte économique demeure fragile. Mais chez Desjardins, nous entamons 2010 avec confiance, en ayant retrouvé un mode de croissance rentable », a indiqué Mme Leroux, au cours d'une téléconférence de presse après la publication des résultats annuels.

Bénéfice en hausse

Pour l'essentiel, un rebond de croissance de 27 % des revenus totaux de Desjardins à plus de 10 milliards de dollars, en 2009, a donné du tonus à la rentabilité de la plupart de ses filiales.

Résultat : le bénéfice d'ensemble de Desjardins a rebondi à 1,07 milliard en 2009 après avoir été décimé à seulement 78 millions en 2008.

Une exception notable toutefois : les résultats d'exploitation du réseau des caisses populaires - la base de Desjardins - se sont encore détériorés en 2009.

Selon Mme Leroux, cette autre glissade est la conséquence du bas niveau historique des taux d'intérêt, qui affecte la rentabilité des importantes activités de prêts aux particuliers et aux entreprises dans le réseau des caisses.

Encore des ristournes

En contrepartie, Desjardins peut rehausser la cagnotte de ristournes des membres et des clients des caisses grâce aux résultats forts des autres composantes du géant financier coopératif.

Desjardins a prévu une somme de 311 millions en ristournes pour l'exercice 2009. C'est 44 % de plus que la somme très atrophiée de l'exercice précédent. Mais encore bien en deçà des 592 millions versés pour l'exercice 2007.

À une question suggérant que Desjardins soit trop réservée avec sa ristourne, en dépit du net rebond de ses résultats, la présidente Monique Leroux a indiqué qu'elle était adéquate en regard d'un contexte financier et réglementaire encore fluctuant.

« Nous sommes encore à une situation d'équilibre entre le bon niveau de ristourne pour nos membres et le besoin d'une forte capitalisation pour bien supporter le développement de Desjardins », a indiqué Mme Leroux.

Réforme qui s'achève

Par ailleurs, à propos de la rationalisation administrative lancée par Desjardins l'an dernier, Mme Leroux a indiqué qu'elle avançait rapidement vers la complétion.

Cette réforme vise l'élimination d'au moins 900 postes en trois ans dans les diverses instances administratives du Mouvement Desjardins, hors du réseau des caisses.

« Notre structure était trop lourde, avec plusieurs paliers de gestion au-dessus des caisses populaires. Cet exercice vise à rehausser l'agilité de gestion du Mouvement Desjardins », a expliqué Monique Leroux.