Les titres des banques canadiennes ont connu un véritable boom depuis la mi-février. Même avec des résultats trimestriels généralement supérieurs aux attentes, il est toutefois un peu tard pour sauter dans le train, estiment des gestionnaires de portefeuille joints par La Presse Affaires.

Hugo Fontaine
Hugo Fontaine LA PRESSE

«Si on veut acheter le secteur parce qu'on pense qu'il y a du potentiel à la hausse, il faut comprendre qu'on en a laissé pas mal sur la table, dit Luc Fournier, de l'Industrielle-Alliance. L'argent facile a déjà été fait.»

 

Le titre de la Banque Royale, par exemple, a clôturé à 45,50$ hier à Toronto. «On aurait pu en acheter un truck en février à 28$», observe M. Fournier.

«À ce stade-ci, il faut être plus sélectif», estime pour sa part François Rainville, directeur et gestionnaire de portefeuille chez BMO Banque privée Harris.

«À court terme, il est très probable que les banques commencent à être essoufflées, en particulier si les attentes inflationnistes se pointent», ajoute M. Rainville.

Selon lui, les titres de la Royale, de la Nationale et de la TD sont les plus attrayants, car ces institutions moins susceptibles de recevoir «une balle courbe» (une surprise négative).

Reste que pour un investisseur avec un horizon long terme, tant M. Fournier que M. Rainville considèrent les banques comme un bon choix.

Les dividendes sont certes moins élevés que par le passé, mais toujours intéressants.

«Le rendement moyen des dividendes des banques canadiennes est de 5,3 %, contre 3,47% pour les obligations fédérales de 10 ans, note M. Rainville. Il y a encore beaucoup de jus.»