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Les difficultés de la Banque Royale n'inquiètent pas les investisseurs

La Banque Royale du Canada rapportera vraisemblablement peu ou pas de profit... (photo: La Presse)

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Gary Norris
La Presse Canadienne
Toronto

La Banque Royale du Canada (T.RY) rapportera vraisemblablement peu ou pas de profit pour le trimestre en cours - voire peut-être même une perte nette -, mais les investisseurs semblent plutôt indifférents vis-à-vis de sa décision d'inscrire à ses comptes une dépréciation d'un milliard de dollars de ses activités américaines.

Les analystes ont par ailleurs souligné, vendredi, qu'il semblait peu probable que les autres banques canadiennes prennent des décisions de comptabilité semblables à celle de la Banque Royale.

La plus grande banque canadienne, qui n'a pas inscrit d'encre rouge à ses résultats depuis le quatrième trimestre de 1993, a révélé jeudi, en fin de journée, qu'elle prévoyait comptabiliser une charge pour perte de valeur de l'écart d'acquisition de 850 millions de dollars US, soit l'équivalent d'un peu plus d'un milliard de dollars CAN au taux de change actuel.

La décision «reflète la conjoncture économique difficile et prolongée qui a eu une incidence sur notre unité d'exploitation Services bancaires internationaux», a expliqué la Royale dans un communiqué.

La Banque Royale a accru de façon significative sa présence au sud-est des États-Unis en offrant des services bancaires de détail, suite à son acquisition de Centura Banks, établie en Caroline du Nord, pour la somme de 2,3 milliards US en actions. La banque a depuis repris trois autres banques dans la région, et l'an dernier la RBC Centura a été renommée RBC Bank.

«Ce n'est pas surprenant», a estimé Craig Fehr, analyste à la firme de courtage américaine Edward Jones, au sujet de la perte de valeur de l'écart d'acquisition - le montant excédentaire du coût des acquisitions sur leur valeur réelle.

«Je crois que c'est une division de la banque qui affiche une contreperformance depuis fort longtemps», a-t-il ajouté.

Les activités de la Banque Royale en Caroline du Nord et du Sud, en Géorgie et en Floride ont été durement touchées par le marasme économique qui a frappé le secteur américain de l'habitation, ce qui s'est traduit par des pertes lors des trois derniers trimestres.

La Banque Royale a précisé qu'il n'y avait «aucun lien direct entre la charge pour perte de valeur de l'écart d'acquisition et l'exposition au secteur américain de la construction».

Selon la Royale, la charge qui sera inscrite au deuxième trimestre se terminant le 30 avril est due au «recul du marché de l'habitation américain, (à) la détérioration de la conjoncture économique globale aux Etats-Unis et (à) la baisse de la valeur de marché des banques américaines».

Les investisseurs n'ont pas mal réagi à l'annonce de la dépréciation et ceux-ci faisaient grimper vendredi après-midi le cours de l'action de la Royale de 1,10 $ à 43,45 $, à la Bourse de Toronto.




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