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Négociations dans la construction: Couillard se fait insistant auprès des parties

La loi spéciale qui avait mis fin à... (PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

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La loi spéciale qui avait mis fin à la grève des ouvriers, le 30 mai dernier, donnait aux parties jusqu'au 30 octobre pour s'entendre.

PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Le premier ministre Philippe Couillard s'est fait insistant auprès de l'Alliance syndicale et des parties patronales de l'industrie de la construction, vendredi, alors que seulement un des quatre secteurs de l'industrie a réussi à conclure une entente de principe en vue du renouvellement des conventions collectives qui concernent les 165 000 ouvriers.

Et l'échéance approche à grands pas, puisque la loi spéciale qui avait mis fin à la grève, le 30 mai dernier, donnait aux parties jusqu'au 30 octobre pour s'entendre.

Or, à deux semaines de l'échéance prévue, seul le secteur du génie civil et voirie a réussi à conclure une entente de principe en vue du renouvellement de la convention collective.

Mercredi soir dernier, les négociations en médiation ont carrément avorté dans le secteur résidentiel, où l'on croyait pourtant qu'un règlement était possible. La partie patronale pour ce secteur, l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec, s'est résignée à demander au ministère du Travail de référer le tout à l'arbitrage.

Et les deux autres secteurs, l'industriel et le commercial-institutionnel, sont loin d'avoir réglé.

Interrogé à ce sujet vendredi, après qu'il eut pris la parole devant 700 convives réunis par le Conseil des relations internationales de Montréal, M. Couillard s'est fait pressant auprès des deux parties.

«L'issue, c'est d'avoir un arbitrage. Et l'arbitrage, ce n'est jamais aussi bon qu'une entente négociée par les deux parties», a souligné le premier ministre.

Interrogé à savoir s'il avait un message à adresser aux parties, il a répondu: «je leur suggérerais fortement d'y penser et de faire tout en leur possible pour avoir une entente négociée, sinon, ce sera l'arbitrage exécutoire», a-t-il ajouté.

La suite

La loi spéciale qui avait mis fin à la grève avait accordé une majoration des salaires de 1,8 %, à compter du 31 mai dernier.

Ensuite, elle imposait une médiation aux parties, qui doit se terminer au plus tard le 30 octobre.

Dans les secteurs où aucune entente n'est intervenue à cette date, la loi prévoit que c'est un arbitre qui tranchera les questions encore en litige. Et il aura jusqu'au 30 avril prochain pour ce faire.

La future sentence arbitrale liera les parties jusqu'au 30 avril 2021.

L'Alliance syndicale devait réunir ses membres, vendredi, pour faire le point à la suite de l'avortement de la médiation dans le secteur résidentiel mercredi soir. Il n'a pas été possible de la joindre vendredi après-midi.

L'Alliance syndicale représente toutes les organisations syndicales de l'industrie, à savoir, par ordre d'importance: la FTQ-Construction, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), le Syndicat québécois de la construction, la CSD-Construction et la CSN-Construction.




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