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Construction: l'Alliance syndicale demande de ne pas prolonger la médiation

Alors que les conventions collectives dans l'industrie de la construction... (PHOTO RICHARD BUCHAN, ARCHIVES PC)

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Alors que les conventions collectives dans l'industrie de la construction viennent à échéance dans les prochains jours, l'Alliance syndicale demande à la ministre du Travail, Dominique Vien, de ne pas prolonger le mandat des médiateurs et de laisser libre cours au rapport de forces.

Les mandats des médiateurs arriveront à échéance le 30 avril et le 2 mai à minuit, selon le sous-secteur de l'industrie de la construction.

Au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne, lundi, le porte-parole de l'Alliance syndicale, Michel Trépanier, a dit croire que la négociation ne devait pas traîner en longueur inutilement à ce stade-ci, sans qu'il y ait plus «d'équilibre» dans le rapport de forces.

C'est qu'à partir du moment où les mandats des médiateurs prendraient fin s'ensuivrait une période de 21 jours avant de pouvoir éventuellement exercer des moyens de pression.

M. Trépanier fait le pari qu'avec la pression des 21 jours pour s'entendre, la négociation pourrait être plus fructueuse, avec un rapport de forces plus équilibré, selon lui. Il assure que son but n'est pas d'exercer des moyens de pression, mais d'en arriver à une entente négociée le plus rapidement possible.

Il a donc écrit à la ministre Vien, lundi, pour lui demander de ne pas prolonger les mandats des médiateurs, afin «de ne pas (faire) traîner la négociation de façon inutile» et de laisser s'«équilibrer les forces».

«Notre intention est claire, ça a toujours été la même: en venir à une entente négociée et dans les meilleurs délais. Cependant, nous avons besoin d'être à forces égales. (Et être à forces égales) c'est de peut-être avoir recours à des moyens de pression», a-t-il admis.

Il importe de souligner que dans l'industrie de la construction, contrairement aux autres secteurs d'activités, les éventuelles augmentations de salaire qui sont négociées ne sont pas rétroactives à la date d'échéance de la convention collective.

M. Trépanier argue qu'à cause de cette absence de rétroactivité, ce sont les ouvriers qui perdent au change et les entrepreneurs qui n'ont pas intérêt à régler au plus vite.

L'Alliance syndicale a fait le calcul qu'un ouvrier perd 51 $ par semaine, à cause de cette absence de rétroactivité, en supposant qu'il toucherait une augmentation de 3 pour cent.

Et M. Trépanier ajoute que selon ses calculs, les entrepreneurs épargneraient ainsi 8 millions $ par semaine.

L'Alliance syndicale regroupe les cinq organisations syndicales de l'industrie, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), le Syndicat québécois de la construction, la CSD-Construction et la CSN-Construction.

Les conventions collectives arrivent à échéance le 30 avril; elles concernent 175 000 travailleurs dans les secteurs résidentiel; génie civil et voirie; de même qu'industriel, commercial et institutionnel.




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