La fermeture de la rôtisserie St-Hubert rue Saint-Denis est une conséquence du « capitalisme de plus en plus sauvage » et de la « délocalisation des sièges sociaux », estime le porte-parole de Québec solidaire et député de Mercier, Amir Khadir.

Mis à jour le 31 mars 2017
Karim Benessaieh LA PRESSE

L'achat de St-Hubert par l'entreprise ontarienne Cara a été finalisé il y a cinq mois pour une somme de 540,2 millions. « Cara n'a pas le droit de dilapider cette entreprise, de la saboter et de la fermer, a-t-il déclaré à La Presse. Les travailleurs ont patiemment bâti une clientèle, une fidélité, une appartenance au cours des dizaines d'années. »

Il appuie avec enthousiasme le projet de reprise du restaurant par une coopérative de travailleurs, comme le souhaitent les employés du St-Hubert.

« On a tous les outils ici au Québec pour prendre en charge cette rôtisserie. Il y a des modèles de coopérative qui ont fonctionné dans tous les secteurs de l'économie. »

Devant le silence d'Entreprises Cara, qui n'a toujours pas répondu à l'offre des travailleurs, il a annoncé qu'il tenterait de contacter lui-même les responsables ontariens.