Le plus gros actionnaire du spécialiste britannique du pari sportif William Hill s'oppose à une fusion éventuelle avec l'entreprise de Pointe-Claire Amaya, propriétaire du site PokerStars.

Mis à jour le 14 oct. 2016
Richard Dufour LA PRESSE

Dans une lettre envoyée au conseil d'administration de William Hill, consultée par Reuters, le gestionnaire londonien Parvus Asset Management juge que le projet est d'une « logique stratégique limitée destructrice de valeur ». Parvus, qui détient une participation d'environ 15 % dans William Hill, demande aux dirigeants de considérer toutes les options possibles pour maximiser la valeur pour les actionnaires, y compris la vente de l'entreprise.

Appelé à réagir, Jason Ader, PDG du gestionnaire new-yorkais SpringOwl - un des 20 plus importants actionnaires d'Amaya - a dit que Parvus avait tort. « Je crois que William Hill a besoin d'Amaya, dont la valeur est sous-évaluée », a-t-il dit à La Presse. Amaya et William Hill ont confirmé, vendredi dernier, être en pourparlers au sujet d'une fusion qui s'effectuerait par échange d'actions. Le titre d'Amaya a cédé 6 %, hier, à Toronto.