Le président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, dit «ne pas comprendre totalement» la décision du propriétaire de la chaîne Saint-Hubert, Jean-Pierre Léger, de vendre son entreprise à l'Ontarienne CARA.

Denis Lessard LA PRESSE

La vente de joyaux de l'économie québécoise à des intérêts étrangers a soulevé plusieurs questions lors de l'étude des crédits du ministère des Finances, à laquelle a participé M. Sabia mardi. Il a relevé que les profits de Rona étaient en baisse depuis un bon moment. Mais sur la vente des restaurants Saint-Hubert, il a avoué être perplexe devant la décision de la direction de vendre à des Ontariens.

«Nous avions bien répondu à la demande de M. (Jean-Pierre) Léger, a précisé M. Sabia en point de presse par la suite. Il était venu nous voir il y a des mois, pour qu'on fasse une offre à 40 ou 45 %, une position importante mais quand même minoritaire. On a également travaillé avec d'autres personnes du milieu des affaires. On a répondu à toutes ses demandes mais en fin de compte il a décidé de vendre à la société CARA, c'est son droit.» 

«Il a le droit de vendre sa société, ce n'est pas approprié pour la Caisse de dépôt de juger, mais on avait répondu pleinement à toutes ses questions, à toutes ses demandes. On a essayé de tout faire dans les circonstances mais il a pris sa décision», d'ajouter M. Sabia.