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Affaire Amaya: l'AMF prête à révéler d'autres éléments de son enquête

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a accepté, mercredi, de rendre publique... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Richard Dufour

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a accepté, mercredi, de rendre publique une plus grande portion de son enquête qui était jusqu'à présent laissée dans l'ombre.

Un résumé d'enquête avait été déposé l'automne dernier pour obtenir la permission d'un juge de pouvoir faire des perquisitions, le 10 décembre, au siège social d'Amaya, à Pointe-Claire, dans les bureaux de Manuvie Dorval ainsi que dans ceux de Canaccord au centre-ville de Montréal.

Le contenu du mandat de perquisition avait été grandement caviardé, notamment à la demande de l'AMF pour ne pas nuire au déroulement de son enquête. L'investigation ayant évolué, les motifs qui justifiaient le caviardage n'existent plus pour plusieurs passages du document, a dit la procureure de l'AMF, Isabelle Bouvier, mercredi matin.

C'est dans ce document caviardé que l'AMF dit avoir des motifs raisonnables de croire que des courtiers ont aidé certains clients à commettre un délit d'initié sur le titre d'Amaya.

En matinée, tout indiquait que la nouvelle version du résumé de l'enquête allait pouvoir être rendue publique. La version révisée de la dénonciation, qui a le potentiel de dévoiler le nom de sources ou de gens visés par l'enquête, a par contre été frappée par une ordonnance de non-publication en après-midi.

Nouvel intervenant au dossier

Un nouvel intervenant vient par ailleurs de s'ajouter au dossier où l'on retrouvait déjà Amaya, Manuvie et Canaccord. L'ex-superviseure du bureau de Manuvie Dorval, Heather Borelli, a été présentée, mercredi matin en cour, comme étant quelqu'un qui souhaite dorénavant avoir son mot à dire.

Il y a deux semaines, la direction d'Amaya avait laissé savoir publiquement que son PDG, David Baazov, ainsi que son chef des finances, Daniel Sebag, étaient au nombre des employés de l'entreprise qui font partie de l'enquête de l'AMF pour délit d'initiés.

L'entreprise avait cependant soutenu que ses deux principaux dirigeants n'étaient pas sous la loupe de l'AMF pour des transactions personnelles qu'ils auraient effectuées sur le titre d'Amaya.

Amaya ajoutait avoir demandé elle-même la permission à l'AMF de dévoiler ces faits.

Il y a un an, presque jour pour jour, Amaya annonçait l'acquisition de l'exploitant des populaires sites PokerStars et Full Tilt pour 4,9 milliards $US.

L'action d'Amaya ainsi que le volume de transactions avaient fortement augmenté dans les semaines qui ont précédé l'acquisition.

Les prétentions de l'AMF n'ont pas été prouvées et aucune accusation de délit d'initié n'a encore été déposée.




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