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Le Stade olympique évalue son potentiel cinématographique

Depuis 1994, un peu plus de 200 tournages... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Depuis 1994, un peu plus de 200 tournages américains et étrangers ont eu lieu au Stade, qui possède un environnement idéal pour accueillir différents types de productions, à petits ou grands déploiements.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Notre Stade olympique, érigé au coût de 2,4 milliards de dollars, sera-t-il transformé un jour en un immense studio de cinéma? La Régie des installations olympiques (RIO) a, en tout cas, commandé l'automne dernier une étude de préfaisabilité sur la création d'un complexe cinématographique et télévisuel au Parc olympique.

Sa direction a depuis reçu les conclusions de l'étude de 22 000$ de Secor Conseil, mais refuse de les rendre publiques.

«En commandant cette étude, nous voulions savoir si la création d'installations permanentes pour accueillir des tournages télévisuels et cinématographiques dans nos installations pourrait être bénéfique pour le Parc olympique dans le cadre de son plan de relance et en lien avec la recherche de nouvelles sources de revenus autonomes», écrit dans un courriel Cédric Essiminy, porte-parole du Parc olympique, en réponse à nos questions.

«Depuis 1994, un peu plus de 200 tournages américains et étrangers ont eu lieu au Stade, qui possède un environnement idéal pour accueillir différents types de productions, à petits ou grands déploiements», poursuit-il.

M. Essiminy donne en exemple le film La petite reine sur l'histoire de la cycliste Geneviève Jeanson, dont certaines scènes ont été tournées dans le sous-sol du Stade. Les admirateurs du cinéaste Denys Arcand se souviendront que l'oeuvre de l'architecte Roger Taillibert avait été transformée en un édifice gouvernemental dans le film L'âge des ténèbres, mettant en vedette Marc Labrèche.

Bon an, mal an, le Parc olympique a besoin d'une subvention d'environ 18 millions du gouvernement provincial pour boucler son budget de fonctionnement. La croissance de ses revenus autonomes est limitée par la fermeture du stade l'hiver à cause de sa toiture déficiente. D'où la quête de nouvelles sources de revenus.

L'initiative du gestionnaire des équipements olympiques suscite néanmoins la surprise dans le contexte post-rapport du Comité-conseil sur l'avenir du Parc olympique. Le rapport Bissonnette, du nom de sa présidente Lise Bissonnette, a été remis au conseil d'administration de la RIO en décembre 2012. Le document est pratiquement muet sur la question des tournages cinématographiques, à l'exception d'une phrase dans la section portant sur les équipements culturels du quadrilatère.

Aucune de ses 22 recommandations, qui parlent surtout de sport et d'installations récréotouristiques, n'évoque le cinéma comme axe de développement. Le rapport insiste beaucoup sur l'importance pour cette «gardienne» des biens olympiques de se doter d'un plan directeur de développement à l'horizon 2027 et déplore l'habitude passée d'ajouter des activités «au cas par cas, sans concertation, sans vision».




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