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Les économistes sceptiques sur le projet du gouvernement libéral

Philippe Couillard... (Archives La Presse)

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Philippe Couillard

Archives La Presse

Hélène Baril

La ferme intention du gouvernement libéral de mettre de l'ordre dans les finances publiques n'impressionne pas les économistes québécois, qui croient qu'il ne réussira pas.

Seulement le quart d'entre eux pense que des gains d'efficience résulteront de ce grand ménage, selon un sondage Léger réalisé auprès des membres de l'Association des économistes québécois.

Désabusés, nos économistes? Non, réplique le directeur général de l'Association, Bernard Barrucco, mais on sait que ce genre d'exercice est difficile à réaliser.

«C'est difficile parce qu'on n'en a pas parlé pendant la campagne électorale et parce que ce n'est pas dans la culture des Québécois, qui aiment mieux croire que le gouvernement va finir par trouver une solution.»

Réduire les dépenses publiques

En prévision du budget qui s'annonce, les économistes du Québec estiment très majoritairement que le nouveau gouvernement devrait commencer par le plus difficile, soit réduire les dépenses publiques. Le lancement d'un crédit d'impôt à la rénovation, qui a été le premier geste du gouvernement Couillard après son élection, vient au quatrième rang seulement dans les priorités des participants au sondage.

Par ailleurs, l'optimisme est de retour chez les économistes en ce qui concerne l'économie du Québec. Presque la moitié d'entre eux voient une amélioration de la conjoncture à court terme, ce que ne s'était pas vu depuis mars 2010.

Trois raisons expliquent ce nouvel optimisme, selon Bernard Barrucco. «Le taux de change restera favorable pour les entreprises québécoises, du moins à court terme, les taux d'intérêt aussi, et la reprise économique aux États-Unis va s'accélérer.»

Stratégie à long terme

Cette amélioration de la conjoncture comporte toutefois un danger, selon le directeur général de l'Association des économistes québécois: celui de reporter les efforts qui doivent être faits pour assainir les finances publiques. «Si le problème s'efface un peu de lui-même, ça prend du leadership pour maintenir une stratégie à long terme», dit-il.

Le sondage a été réalisé par internet du 17 avril au 1er mai 2014, et 160 des 692 membres de l'Association des économistes y ont répondu, ce qui donne une précision de plus ou moins 6,8% aux résultats.

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QUELQUES FAITS SAILLANTS DU RAPPORT

Croyez-vous qu'il sera possible de réaliser:

> Une croissance des dépenses publiques de seulement 2 à 3% par an?

Oui: 46%

Non: 48%

Ne sait pas: 6%

> Une création de 250 000 emplois en 5 ans?

Oui: 41%

Non: 54%

Ne sait pas: 6%

> Des gains d'efficience pour le futur?

Oui: 25%

Non: 63%

Ne sait pas: 12%

> Un taux de croissance du PIB au Québec proche de celui du Canada?

Oui: 22%

Non: 74%

Ne sait pas: 4%

Qu'est-ce le gouvernement doit faire en priorité?

Compresser les dépenses: 84%

Rétablir le Plan d'infrastructures: 65%

Relancer le Plan Nord: 39%

Lancer son crédit d'impôt à la rénovation: 34%

Lancer sa Stratégie maritime: 30%

Quelle stratégie adopter pour réduire le déficit de la balance commerciale?

Stimuler les exportations: 67%

Développer nos ressources énergétiques: 49%

Ne rien faire: 14%

Faire pression auprès d'Ottawa pour maintenir le taux de change à 0,90$US: 6%

Sans opinion: 3%




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