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Compressions: les syndicats attendent Couillard de pied ferme

Pendant la campagne électorale, le chef libéral Philippe... (Photo André Pichette, archives La Presse)

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Pendant la campagne électorale, le chef libéral Philippe Couillard a pris l'engagement «personnel» de réduire la bureaucratie avec des compressions de 1,3 milliard $ dans l'administration sur deux ans.

Photo André Pichette, archives La Presse

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Martin Ouellet
La Presse Canadienne

Le nouveau gouvernement libéral trouvera les syndicats sur son chemin s'il s'avise de sabrer dans les services publics, prévient un regroupement syndical.

Le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) a fait part mercredi de son «inquiétude» quant à la volonté du premier ministre élu Philippe Couillard de réduire la taille de l'État.

Le SISP, qui regroupe la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique (SFPQ) ainsi que l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé (APTS), promet de résister si le Parti libéral au pouvoir lance une nouvelle politique d'austérité.

«C'est certain qu'il va nous trouver sur son chemin parce qu'on veut avoir une vision beaucoup plus large de ce qu'on prône comme société que cette vision de compression», a expliqué la présidente de la CSQ, Louise Chabot, 48 heures après le scrutin et avant même que le nouveau gouvernement n'ait prêté serment.

Pendant la campagne électorale, le chef libéral Philippe Couillard a pris l'engagement «personnel» de réduire la bureaucratie avec des compressions de 1,3 milliard $ sur deux ans dans l'administration. Le PLQ entend mettre en place un mécanisme permanent de révision des programmes et compte abolir un demi-millier de postes sur cinq ans - par attrition - au ministère de l'Éducation. La suppression des directions régionales du ministère entraînerait aussi l'abolition de 120 postes.

«Ce sont des postes dans les régions, ça participe à l'économie des régions. J'imagine qu'il (le gouvernement Couillard) ne trouvera pas juste les syndicats sur son chemin, il va trouver des gens en région qui trouvent que les services ne sont plus à proximité des personnes», a renchéri la présidente du SFPQ, Lucie Martineau, à propos de la disparition projetée des directions régionales.

Si l'État n'a pas besoin d'une cure minceur, les services publics requièrent en revanche un meilleur financement, considère Mme Martineau, qui suggère à cet effet une «révision de la fiscalité».

«Dans la vraie vie, on pourrait avoir, comme au fédéral, un quatrième palier d'imposition, on pourrait (aussi) taxer les biens de luxe», a-t-elle évoqué.

La fin de la sous-traitance avec le secteur privé, dans le domaine informatique par exemple, permettrait à elle seule au gouvernement d'engranger des économies de centaines de millions de dollars par année, croit la leader syndicale.

Pour le Secrétariat, le mandat accordé par les électeurs au Parti libéral ne doit pas être interprété comme un mandat en faveur d'une autre réingénierie de l'État.

«Jusqu'à preuve du contraire, je n'en vois pas de programmes ou de services inutiles», a fait valoir Mme Chabot.

Elle estime que le travail administratif dans les ministères, les différents offices et l'ensemble des programmes répondent tous à des besoins.

«S'il y en avait eu des inutiles, après tant d'années, j'imagine qu'on les aurait abolis», a soutenu la présidente de la CSQ.




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