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Menace de paralysie sur les chantiers

Les syndicats avaient annoncé le 30 mai dernier qu'à... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Les syndicats avaient annoncé le 30 mai dernier qu'à défaut d'entente, leurs membres déclencheraient une grève qui paralyserait les secteurs résidentiel, commercial et industriel, ainsi que celui du génie civil.

Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

Les syndicats de la construction maintiennent leur menace. S'il n'y a pas d'entente avec les patrons d'ici lundi prochain, leurs 175 000 travailleurs déclencheront la grève et les chantiers seront paralysés.

«On est prêt à négocier 24h sur 24h. On est prêt à coucher la s'il faut», a lancé le directeur-général de la FTQ-Construction jeudi, en brandissant un sac de couchage en conférence de presse.

«Toutes nos demandes qui sont la sont négociables. On n'arrive pas là avec des idées fermées», a-t-il ajouté. Une rencontre de négociation est prévue pour aujourd'hui.

L'entente de travail des travailleurs de la construction est expirée depuis le 1er mai. Si leurs conditions sont améliorées, le changement ne sera pas rétroactif au 1er mai. Il entrera seulement en vigueur lors de la signature de l'entente. M. Ouellet croit que les patrons essaient de gagner en laissant traîner les négociations. «Ils ont eu du temps en masse pour venir s'asseoir».

Il y aurait eu seulement une «discussion téléphonique» et une rencontre «un à un informelle» cette semaine, rapporte M. Ouellet.

L'Association de la construction (ACQ) conteste cette version. «On était prêt à négocier l'automne dernier, mais pas eux, ils ne s'entendaient pas sur la façon de faire la négociation à cinq syndicats», rapporte Éric Côté, porte-parole de l'ACQ. On l'accuse de ne jamais avoir fait de contre-proposition. «En fait, c'est le contraire, on a ouvert sur différents éléments», dit-il. Les patrons veulent des concessions des travailleurs sur la journée de travail, qui durerait encore huit heures mais pourrait commencer plus tôt, à 5h30. De la 40e à la 48 heures, on paierait à temps et demi, et non temps double. Aussi, la mobilité serait diminuée pour pouvoir employer des travailleurs qui n'habitent pas dans la région du chantier.  

L'ACQ menace de son côté de déclencher un lock-out. Elle ne pose toutefois pas de date butoir. «On le fera si la sécurité des chantiers est menacée», dit M. Côté.




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