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Changer de vie au Québec

Baptiste Charruault et David Chupin sont fébriles. Il y a quelques minutes, les... (Photo Lionel Charrier, M.Y.O.P.)

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Photo Lionel Charrier, M.Y.O.P.

Baptiste Charruault et David Chupin sont fébriles. Il y a quelques minutes, les deux infirmiers âgés de 25 et 26 ans ont accepté une offre d'emploi pour travailler au Québec pendant les deux prochaines années. Ils seront affectés dans la région de Montréal... mais ils ne savent plus trop où.

«Dans quel hôpital? Attendez, je trouve le papier et je vous le dis. O.K., c'est Charles-Lemoyne», a dit en riant M. Charruault, qui envisage son périple avec le plus grand enthousiasme.

Pour les deux amis d'université, ce mandat constitue d'abord une aventure qui leur permettra aussi de voyager «à New York, Boston et en Amérique du Sud». Mais pour plusieurs candidats qui ont participé aux «Journées Québec» le week-end dernier à Paris, le projet d'immigration est un passage obligé vers un avenir meilleur.

Le chômage atteint aujourd'hui des sommets historiques en France - plus de 26% chez les jeunes de moins de 25 ans -, et ceux qui ont un emploi entrevoient de piètres perspectives d'avancement. C'est ce qui a amené Soraya à solliciter un entretien avec deux firmes informatiques de Montréal samedi dernier.

«Le monde du travail n'est pas le même, le management du travail non plus, a dit la statisticienne informatique de 28 ans à La Presse. C'est plus valorisé là-bas. Ici, un stage, c'est un stage, du bénévolat, c'est du bénévolat. Au Québec tout cela est pris en compte au moment de l'entrevue, pour voir la personnalité du candidat.»

Même son de cloche chez Eric, un programmeur de 34 ans rencontré samedi. «La qualité de vie est plus grande, et en TI, il y a beaucoup plus de possibilités d'avoir un emploi valorisant. Ici, j'ai fait le tour du jardin.»

La crise profite au Québec

La dégradation du marché de l'emploi en France profite clairement au Québec, remarque Michel Robitaille, délégué général du Québec à Paris. «C'est certain que la crise économique fait que les gens regardent de plus en plus vers l'extérieur. Et pour plusieurs ici, l'Amérique en français, c'est un rêve.»

Les 14 000 permis vacances-travail (PVT) octroyés une fois l'an par le Québec à de jeunes Français de 18 à 35 ans s'envolent maintenant en un clin d'oeil, observe aussi M. Robitaille. «Maintenant, en 48 heures, il n'y en a plus. Avant, ça pouvait prendre deux mois.»

Au total, 51 331 Français ont immigré au Québec au cours des 15 dernières années, ce qui en fait fait le contingent de nouveaux arrivants le plus nombreux. Suivent les Algériens (50 872), les Chinois (49 832) et les Marocains (49 356), indiquent les statistiques fournies par le ministère de l'Immigration.

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Des besoins pointus au Québec

Auditeur interne sénior, analyste de portefeuilles, chef électromécanicien, ingénieur en système avionique: les employeurs qui ont participé aux «Journées Québec» le week-end dernier à Paris et Bruxelles savent très exactement ce qu'ils recherchent. Et sont incapables de trouver à la maison.

Voici quelques-uns des 600 postes disponibles, pour lesquels des candidats ont passé des entrevues:

- Actuaire Programme Solvabilité II (Banque Laurentienne)

- Conseiller sénior Encadrement des risques (Banque Laurentienne)

- Inspecteur en contrôle de la qualité (NSE Automatech)

- Architecte logiciel (Wolters Kluwer)

- Développeur BI Microsoft (Fujitsu)

- Testeur de logiciels (Helix Entreprises)

- Administrateur de bases de données (Industrielle Alliance)

- Ingénieur Projet motorisation (BRP Bombardier)

- Ingénieur Système avionique (Techno 5 - Experis)

- Cuisinier (Groupe Le Massif)




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