Malgré les révélations faites devant la commission Charbonneau, le Fonds de solidarité FTQ veut rester présent dans l'industrie de la construction.

Sylvain Larocque LA PRESSE CANADIENNE

Le Fonds ne prévoit toutefois pas, pour l'instant, réinvestir dans les entreprises de Tony Accurso, a indiqué mercredi Gaétan Morin, premier vice-président aux investissements, à l'issue d'un discours prononcé devant l'Association des MBA du Québec.

Plus tôt ce mois-ci, M. Accurso a annoncé qu'il abandonnait la direction de son empire, qui emploie 3500 personnes et dont le chiffre d'affaires annuel est estimé à 1 milliard $, dans l'espoir de le sauver.

En avril, Tony Accurso a été arrêté et a notamment été accusé de fraude, de complot et d'abus de confiance.

Jusqu'à l'an dernier, Simard-Beaudry, l'une des entreprises de M. Accurso, devait 36 millions $ au Fonds FTQ en vertu d'un prêt contracté quelques années plus tôt.

Cet été, le grand patron du Fonds FTQ, Yvon Bolduc, a déclaré que l'institution allait «se garder un peu de distance» par rapport au secteur de la construction, une affirmation que M. Morin a contredite mercredi.