Selon une idée bien reçue, les métropoles sont les locomotives de leur province respective. Encore faut-il leur en donner les moyens ou les doter d'un leadership éclairé !

Publié le 19 août 2012
Rudy Le Cours LA PRESSE

Tant Montréal que Toronto ont souffert de la récession plus que leur province, le Québec et l'Ontario. Cela se reflète dans le taux de chômage. Ceux de Montréal et de Toronto s'élevaient à 8,5% le mois dernier contre 7,6% et 7,9% pour leur province respective.

Les difficultés économiques favorisent l'exode rural vers les grandes villes qui ne peuvent absorber facilement cet afflux de main d'oeuvre, gonflé en outre par l'immigration, traditionnellement peu encline à s'installer en régions.

Des villes de taille moyenne tirent partie de cette situation, à plus forte raison si elles ont le statut de capitale. Ainsi, le taux de chômage s'élève à 5,1% à Québec et à 6,3% à Ottawa.

Aux États-Unis, on assiste un peu au même phénomène près de chez nous.

Par exemple, Boston est une ville qu'on peut comparer à Toronto et à Montréal selon les standards canadiens, mais aussi à Québec ou Ottawa selon les dimensions des grandes agglomérations américaines. Or, Boston a un taux de chômage de 5,4% contre 8,3% pour l'ensemble des États-Unis.

C'est bon signe pour nos manufacturiers exportateurs. Ils apprécieraient sans doute aussi que le prochain gouvernement se penche sur un véritable Plan Sud pour stimuler Montréal plutôt que de rêver d'Olympiques d'hiver pour la Vieille Capitale...