Le papier commercial PCAA a fait perdre énormément d'argent à la Caisse de dépôt au cours des deux dernières années. Or, voilà que la situation commence à s'inverser.

Mis à jour le 26 févr. 2010
Francis Vailles LA PRESSE

Hier, la Caisse a annoncé avoir enregistré une plus-value de 479 millions de dollars avec cet instrument financier, ce qui fera la joie des déposants. La valeur des papiers commerciaux qu'elle a conservée atteint maintenant 7,2 milliards de dollars, soit 58,5% de la valeur d'origine. À la fin de 2008, la valeur était plutôt de 56,2% de la valeur d'origine.

Rappelons qu'avec la restructuration de 2008, ces PCAA non bancaires ont changé de nom et s'appellent désormais «billets à terme adossés à des actifs» ou BTAA.

La hausse de leur valeur s'explique par l'amélioration des conditions de crédit sur les marchés financiers. Les actifs sous-jacents aux billets, liés à de grandes entreprises, sont effectivement devenus moins risqués avec la résorption de la crise. Ainsi, si tout va bien, la Caisse et les détenteurs de ces billets devraient progressivement en récupérer une bonne partie de la valeur d'ici à leur échéance, dans quelques années.

Il n'existe toutefois pas encore de marché actif pour les BTAA, signe de la frilosité des investisseurs. Pour en estimer la valeur, comme l'exige les normes comptables, la Caisse a utilisé un système complexe d'actualisation des flux de trésorerie.