Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, veut profiter de la rencontre fédérale-provinciale-territoriale qui se déroule lundi au lac Meech pour discuter de liquidités pour les entreprises.

Fannie Olivier LA PRESSE CANADIENNE

M. Bachand n'arrive pas avec une liste de demandes précises pour son homologue fédéral, Jim Flaherty, mais il a affirmé vouloir s'assurer que les entreprises aient accès à suffisamment de liquidités pour leur permettre de s'épanouir après la crise.

L'harmonisation de la TPS, qui a constitué le sujet chaud dans les relations entre Québec et Ottawa ces derniers mois, ne sera pas abordé spécifiquement lors de la rencontre, puisqu'il s'agit d'une réunion multilatérale, a souligné M. Bachand à son arrivée au parc de la Gatineau.

Il a néanmoins indiqué avoir rencontré M. Flaherty dimanche soir et avoir abordé cette question avec lui. «Les discussions sont en cours, elles progressent (...). Et on va continuer au cours des prochaines semaines pour essayer d'en arriver à un terrain d'entente», a indiqué M. Bachand.

En cette période de récession mondiale, l'assurance-emploi fait office de sujet imposé pour les ministres de Finances, et particulièrement pour celui de l'Ontario, Dwight Duncan.

Le nombre d'heures de travail nécessaires pour pouvoir toucher aux prestations d'assurance-emploi, variant d'une région à l'autre, et le délai de carence sont les deux problèmes particulièrement montrés du doigt par les provinces et les partis d'opposition aux Communes.

«Les règles qui sont en place maintenant ont été établies alors que l'économie était très différente et que les taux de croissance étaient très différents. Les règles doivent au moins être plus flexibles», a soutenu M. Duncan.

«Les gens doivent nourrir leurs familles cette semaine. Ils ne peuvent pas attendre», a indiqué le ministre ontarien. Il a souligné ne pas souhaiter d'élections fédérales sur ce sujet, espérant plutôt des résultats concrets émanant des discussions.

Comme plusieurs de ses collègues, M. Duncan croit également qu'un dialogue immédiat s'impose en matière de régimes de retraite. Il dit être en faveur d'une résolution pour un sommet national sur le sujet, ajoutant que la plupart des Canadiens ne bénéficient pas de régime de rentes ou n'ont pas une couverture appropriée. M. Flaherty s'est montré ouvert à l'idée.

«Nous avons besoin de jeter un regard global sur la sécurité des retraites au Canada (...) Aujourd'hui, nous allons tenter de travailler sur une approche harmonisée», a-t-il affirmé.