Le régulateur boursier d'Arabie saoudite a annoncé mardi qu'il allait assouplir ses règles en faveur des investisseurs étrangers, témoignant des efforts du royaume pour libéraliser son marché financier dans le cadre d'un plan de diversification économique.

Les institutions internationales ayant au moins 3,75 milliards de riyals (1 milliard de dollars) en gestion seront désormais autorisées à acheter ou vendre sur le marché saoudien Tadawul, peut-on lire sur le site de la Bourse.

Depuis juin 2015, quand l'Arabie saoudite a ouvert sa Bourse aux investisseurs étrangers, un minimum de 18,75 milliards de riyals en actifs était exigé.

Le régulateur boursier a également doublé le nombre d'actions que les investisseurs pourront détenir, soit au maximum 10% du capital d'une société cotée.

Les fonds gouvernementaux et les fonds de dotations universitaires pourront ainsi faire partie des «investisseurs étrangers habilités», tout comme les banques, maisons de courtage, fonds d'investissement ou compagnies d'assurance.

La date à laquelle aura lieu le changement sera annoncée au cours des six premiers mois de 2017, selon le communiqué de la Bourse.

L'Arabie saoudite a depuis longtemps fait part de sa volonté de diversifier son économie, largement dépendante du pétrole, mais c'est l'effondrement des cours du brut depuis environ deux ans qui a poussé le premier exportateur mondial à accélérer ses efforts.

Un vaste plan de réformes et de restructuration de l'économie saoudienne a été dévoilé fin avril par le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane. Il vise notamment à vendre en Bourse une partie du géant pétrolier Aramco et se doter d'un fonds souverain de 2000 milliards de dollars, qui constituerait la plus grosse capitalisation boursière au monde.

L'assouplissement des règles pour les investisseurs étrangers vise à «rendre l'environnement du marché financier plus stable, soutenir l'économie nationale et stimuler l'investissement»,  souligne la Bourse dans un communiqué.

Mardi, la Bourse a clôturé en baisse de 1,2%.