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La volatilité monétaire au menu de la réunion du G20

La réunion des ministres des Finances du G20 jeudi à Washington va aborder... (PHOTO HEINZ-PETER BADER, ARCHIVES REUTERS)

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Agence France-Presse
MONTRÉAL

La réunion des ministres des Finances du G20 jeudi à Washington va aborder l'impact pour l'économie mondiale de la volatilité des taux de changes et de la chute des cours du pétrole, a indiqué un haut responsable du ministère canadien des Finances.

Les évolutions erratiques des monnaies sont à l'image de l'économie mondiale actuellement, et la remontée du dollar est à ce titre le reflet de la force de l'économie américaine, a expliqué ce responsable sous couvert d'anonymat.

À l'inverse, la faiblesse de l'euro ou d'autres monnaies comme le dollar canadien ou le yen, sont aussi le reflet des économies plus faibles de ces pays ou zones monétaires, et aussi le résultat des politiques quantitatives pour relancer l'activité économique.

Pour ce haut fonctionnaire canadien, la question n'est pas tant de l'utilisation de la parité monétaire comme un outil, que de l'impact de ces évolutions de taux de changes sur l'économie.

Dans ce contexte, il y a sans aucun doute une certaine inquiétude, surtout pour les économies émergentes, de voir le dollar s'apprécier. C'est surtout vrai pour les économies avec leur dette libellée en dollars ou les pays dont la monnaie est plus ou moins ancrée au dollar, a-t-il expliqué en substance.

Ceci dit, la volatilité monétaire est récurrente et le communiqué final du G20 Finances devrait mettre plus l'accent sur les risques fondamentaux auxquels fait face l'économie mondiale que sur le seul taux de changes du dollar, selon lui.

Sur ce point, le repli marqué des prix du pétrole depuis l'automne est sans doute un sujet sur la table du G20 jeudi. Pour certains, la baisse du brut permet de dégager des marges de croissance en redonnant du pouvoir d'achat aux consommateurs. Pour d'autres, comme le Canada, la chute du pétrole a en revanche un impact négatif sur l'économie avec des rentrées fiscales moins importantes et une activité plus faible dans les champs de sables bitumineux de l'Ouest.

Pour les pays pétroliers, a expliqué ce responsable canadien, il est nécessaire de se centrer sur des politiques permettant de limiter les conséquences négatives sur la croissance, en s'engageant par exemple sur des réformes structurelles.




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