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Un bon moment pour investir en Amérique latine, selon Odebrecht

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«Le Brésil a vu que Cuba a du potentiel. Maintenant, avec l'ouverture annoncée avec les États-Unis, tout cela va avancer à une vitesse impressionnante», prédit Jorge Barata, PDG de Odebrecht Latinvest.

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Agence France-Presse
Lima

Malgré le ralentissement économique de la région, c'est un bon moment pour investir en Amérique latine, particulièrement au Pérou, en Colombie, au Mexique, au Panama et à Cuba, estime le plus grand groupe industriel du Brésil, Odebrecht, géant de la construction-ingénierie.

Dans un entretien avec l'AFP, Jorge Barata, PDG de Odebrecht Latinvest - chargé des investissements en infrastructures du conglomérat dans le reste de l'Amérique latine - estime que la chute des prix des matières premières ne devrait pas être un obstacle ni décourager qui veut investir à long terme dans la région.

«Ce n'est pas parce que le prix du pétrole, du gaz ou des minéraux est à la baisse, que nous allons cesser d'investir avec en tête une vision pour les 20 années à venir», dit-il.

«Notre perception est que c'est justement dans ces moments (de ralentissement) que les besoins en investissements se font sentir (...) Lorsque vous investissez dans une situation de besoin, pour aider le pays à sortir d'un mauvais pas, c'est là où vous donnez de l'importance au projet, (...) où vous êtes écouté, aidé, et où tous les organismes s'intéressent à vous», assure Barata, qui est installé à Lima.

Il évoque notamment le Pérou «où existe un modèle solide de concessions qui prennent de l'importance», la Colombie «qui est en train de réussir à regagner le contrôle de la sécurité» générant «la tranquillité» propice à l'investissement, ainsi que le Mexique et Panama, voués «à une croissance importante dans les années à venir».

À Cuba, Odebrecht a dirigé la construction du mégaport de Mariel, et travaille actuellement à la modernisation de ses aéroports et son industrie sucrière.

Officiellement inauguré le 27 janvier en présence de la présidente brésilienne Dilma Rousseff, le port de Mariel prévoit un développement sur 10 ans, sur une zone de 465 km2 comprenant le port et une zone franche industrielle et commerciale.

«Le Brésil a vu que Cuba a du potentiel. Maintenant, avec l'ouverture annoncée avec les États-Unis, tout cela va avancer à une vitesse impressionnante», prédit-il, ajoutant qu'il existe également des projets liés à l'exploitation minière dans l'île, sans toutefois donner de détails.

«C'est un pays qui a été paralysé pendant de nombreuses années. Cette ouverture peut générer beaucoup de croissance», ajoute-t-il.

Au Pérou, le consortium brésilien participe notamment à la construction d'un gazoduc de quelque 1000 km depuis le gisement de Camisea dans la région amazonienne jusqu'à la côte pacifique, un investissement de plus de 4 milliards de dollars.




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