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Zone euro: la croissance accélère un peu

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«Ce sont sur les trois principales économies de la zone euro que se concentrent les inquiétudes, la France et l'Italie continuant d'enregistrer une contraction de leur secteur privé tandis que la conjoncture demeure fragile en Allemagne», note Chris Williamson, chef économiste de Markit.

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Agence France-Presse
Bruxelles

La croissance a un peu accéléré en décembre dans la zone euro, mais la moyenne enregistrée pour l'ensemble du quatrième trimestre est la plus faible depuis plus d'un an, laissant craindre un recul de l'activité en 2015, a estimé mardi le cabinet Markit, qui publie l'indice PMI.

Le PMI composite de la zone euro s'est établi à 51,4 en décembre, selon une deuxième estimation, soit mieux qu'en novembre (51,1) mais moins bien que dans la première estimation (51,7).

Lorsque cet indice dépasse les 50 points, cela signifie que l'activité progresse tandis qu'elle recule s'il est inférieur à ce seuil.

Malgré cette légère accélération en fin d'année, la moyenne de l'indice pour l'ensemble du 4e trimestre, à 51,5, est la plus faible enregistrée depuis le 3e trimestre 2013, souligne Markit.

«Le PIB ne devrait ainsi progresser que de 0,1% au cours du 4e trimestre et, si la zone euro a pu éviter de justesse de retomber dans la récession au cours de l'année 2014, le risque demeure de voir le PIB se contracter en 2015», met en garde Chris Williamson, chef économiste de Markit.

«Ce sont sur les trois principales économies de la zone euro que se concentrent les inquiétudes, la France et l'Italie continuant d'enregistrer une contraction de leur secteur privé tandis que la conjoncture demeure fragile en Allemagne», note-t-il.

L'indice est à 49,4 en Italie, 49,7 en France et 52,0 en Allemagne. Les performances sont meilleures en Irlande (61,0) et en Espagne (54,3), mais «à défaut d'un regain de confiance tant chez les entreprises que chez les consommateurs, le malaise actuel des économies clés de la région risque de se propager aux pays de la périphérie», avertit Chris Williamson.

Il anticipe une multiplication des appels envers la Banque centrale européenne pour «la mise en place immédiate de mesures de relance plus agressives, et notamment d'un programme d'assouplissement quantitatif de grande ampleur», c'est-a-dire des achats d'actifs à très grande échelle comprenant éventuellement des titres de dettes souveraines.

Mais la BCE, dont la prochaine réunion aura lieu le 22 janvier, «pourrait décider de patienter jusqu'à la publication des prochains indicateurs économiques afin de voir si le taux de croissance continue de se redresser, avant d'adopter une position ferme sur la mise en place ou non de ces politiques monétaires controversées», selon lui.




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