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Libre-échange: les États-Unis et l'Union européenne rejettent toute «privatisation» des services publics

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Lancées en juillet 2013, les discussions transatlantiques visent à créer la plus grande zone de libre-échange au monde, mais suscitent des craintes d'une déréglementation généralisée, notamment dans le domaine agricole et dans la protection des consommateurs.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis et l'Union européenne se sont engagés vendredi à exclure toute «privatisation» des services publics du futur accord de libre-échange actuellement en discussion et qui suscite des inquiétudes de part et d'autre de l'Atlantique.

«Nous avons entendu les craintes sur le fait que les négociations ne doivent pas passer par une privatisation des services publics tels que l'eau, l'éducation, l'assurance-maladie et ne doivent pas limiter la capacité des gouvernements de réguler ces services comme bon leur semble», a déclaré à Washington le négociateur américain Dan Mullaney, à l'issue du 7e round de discussions transatlantiques.

«Les États-Unis n'ont pas inclus de telles provisions dans cet accord commercial et ne les incluront pas dans les négociations», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Washington.

Lancées en juillet 2013, les discussions transatlantiques visent à créer la plus grande zone de libre-échange au monde, mais suscitent des craintes d'une déréglementation généralisée, notamment dans le domaine agricole et dans la protection des consommateurs.

«Notre approche exclut tout engagement (qui pourrait affecter, ndlr) les services publics», a renchéri le négociateur européen Ignacio Garcia Bercero, lors de la même conférence de presse.

Représentant de la Commission européenne, qui mène la discussion au nom des États membres, il a affirmé que «rien ne sera fait» dans ces négociations qui pourrait mettre en danger la protection de l'environnement, les consommateurs ou la sécurité des données privées.

Selon les deux négociateurs, ce 7e round a été «productif» même si les propositions mises sur la table vont encore nécessiter de longues et difficiles discussions.

«Dans un accord d'une telle ampleur et importance, ces propositions sont dans la plupart des cas très longues et complexes et nécessitent de longues heures de discussions difficiles», a commenté M. Mullaney, qui s'est, comme son homologue européen, refusé à fixer la moindre échéance pour la conclusion d'un accord.

Les négociations visent à supprimer les barrières douanières, déjà très faibles, entre les deux blocs et surtout à parvenir à une cohérence réglementaire de part et d'autre de l'Atlantique afin de faciliter les échanges commerciaux.




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