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«Le Portugal n'est pas une tendance ou une mode»

João Cotrim de Figueiredo,président du Bureau du tourisme... (Photo courtoisie)

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João Cotrim de Figueiredo,président du Bureau du tourisme du Portugal.

Photo courtoisie

(Lisbonne) En 2013, le tourisme a représenté 5,8% du PIB du Portugal, et il est le principal facteur de la baisse du taux de chômage de 18% à 14%. Entretien avec le président du Bureau du tourisme du Portugal, João Cotrim de Figueiredo, responsable de ce secteur vital de l'économie depuis novembre 2013.

Pourquoi les voyageurs craquent-ils pour le Portugal?

La visibilité touristique du Portugal est sans précédent. Nous avons été en mesure de combiner toutes les ressources touristiques du pays en une offre globale intéressante. La crise économique de la dernière décennie a aussi fait en sorte que les gens cherchent une destination sécuritaire et authentique. Les gens ne veulent pas se retrouver dans des trappes à touristes ou des lieux artificiels. Cela fait en sorte que le Portugal n'est pas une tendance ou une mode, mais une destination convoitée à long terme.

La crise économique a-t-elle stimulé la créativité touristique des Portugais?

La clé de toutes les industries à long terme est l'innovation, et le fait de stimuler les nouvelles idées. Il faut lancer beaucoup d'idées pour que certaines réussissent. Au cours du dernier mois, le Bureau du tourisme du Portugal a instauré un programme qui donne du soutien logistique aux entrepreneurs. À Lisbonne, il y a même une cabine téléphonique transformée en bibliothèque. C'est le genre d'initiative qui démontre l'énergie de la jeune génération.

Les restaurateurs se plaignent d'avoir à payer une taxe de valeur ajoutée (TVA) de 23%. Avec les élections l'an prochain, le gouvernement pourrait-il abaisser ce taux?

Il y a deux ans, l'augmentation de la taxe de 13% à 23% était inévitable pour augmenter les revenus et diminuer le déficit. Maintenant, nous espérons pouvoir diminuer toutes les taxes et tous les impôts, pas seulement la TVA. Tout dépendra de l'atteinte des objectifs financiers.

À la suite des coupes dans le budget gouvernemental, est-ce que le Bureau du tourisme du Portugal a plus ou moins de ressources financières pour ses campagnes de marketing touristiques?

Nous avons aussi dû nous mettre en mode d'austérité. Nous avons beaucoup misé sur le marketing web, car c'est plus efficace et profitable, et cela permet de joindre directement le public. Après un an et demi, cette stratégie a fait ses preuves. Le Portugal surgit dans l'esprit des gens quand ils pensent aux voyages.

Profitez-vous beaucoup des réseaux sociaux?

Avec le web, il y a des trucs qu'on ne contrôle pas, mais dont on peut profiter de façon virale. [...] Quand le surfer américain Garrett GMAC McNamara a établi un record en dévalant la vague de Nazaré [au nord de Lisbonne], nous avons fait circuler cette information. Aujourd'hui, le Portugal est la destination de surf no 1 un de l'Europe!

Quels sont les prochains défis?

Comme destination touristique majeure, il faut diminuer l'écart entre la basse et la haute saison, notamment en stimulant la fréquence des vols et en attirant plus de snowbirds. Par exemple, nous avons 150 000 sièges d'avion par année pour les voyageurs canadiens, et nous voulons augmenter ce chiffre. L'an dernier, 120 000 touristes canadiens ont visité le Portugal.




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