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Le FMI perçoit la fin de la récession en Espagne

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Agence France-Presse
Madrid

Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé mercredi que l'Espagne pourrait bientôt sortir de la récession mais s'est inquiété du «niveau inacceptable» du chômage dans ce pays, appelant notamment à une baisse des salaires.

«Il y a des signes que la récession économique pourrait bientôt finir» mais «les perspectives restent difficiles», a souligné le FMI dans les conclusions de sa mission annuelle sur la quatrième économie de la zone euro: «le taux de chômage reste à un niveau inacceptable» et «il faudrait une action urgente pour générer de la croissance et de l'emploi, tant par l'Espagne que par l'Europe».

«Le PIB est en recul depuis sept trimestres et le chômage a atteint 27%», relève l'organisme international, qui entrevoit un retour à la croissance courant 2013.

«Dans notre scénario de base, nous prévoyons que la croissance redevienne positive au cours de l'année et augmente progressivement jusqu'à atteindre 1% à moyen terme», écrit le FMI, qui prévient toutefois que cela s'accompagnera de «bénéfices faibles en termes d'emplois».

«Historiquement, l'Espagne n'a jamais créé d'emploi avec une croissance inférieure à 1,5%», a rappelé lors d'une conférence de presse James Daniel, chef de la mission du FMI dans ce pays: «il faut donc une croissance plus forte ou plus riche en emplois».

Notamment, «nous pensons qu'il devrait y avoir plus d'équilibre entre la modération salariale et les destructions d'emplois pour que l'ajustement soit fait davantage au niveau des salaires et moins au niveau du nombre d'emplois», a-t-il dit, appelant ainsi à une baisse des rémunérations, dans un pays où le salaire minimum est de 645 euros.

L'Espagne, en récession depuis fin 2011, a été l'objet des inquiétudes des marchés en 2012, ce qui l'a presque forcée à solliciter un sauvetage européen pour l'ensemble de son économie. Cette aide s'est finalement limitée au secteur bancaire, qui a déjà reçu 41,3 milliards d'euros pour se restructurer.

Résultat: «le système bancaire (espagnol) est beaucoup plus solide qu'il y a un an», a souligné James Daniel. Mais «il y a une forte contraction du crédit et les taux d'emprunt restent trop élevés», avertit l'organisme. «Les banques devraient continuer à renforcer leurs bilans afin de pouvoir prêter», a suggéré M. Daniel.

À Madrid, le gouvernement conservateur multiplie depuis peu les messages optimistes: le ministre des Finances, Luis de Guindos, a affirmé mardi que le pays était «en train de sortir de la récession». La veille, son homologue du Budget, Cristobal Montoro, assurait que l'économie espagnole était en train de «sortir de la crise», notamment grâce à des comptes publics assainis.

«Je crois que l'économie espagnole, et c'est reconnu par les organisations internationales, a fait un effort énorme de correction de ses déséquilibres» grâce à une cure d'austérité sans précédent, a souligné mardi Luis de Guindos.

«D'importants progrès dans les réformes ont permis de stabiliser l'économie et les déséquilibres en termes de dette extérieure et de budget sont en train d'être corrigés rapidement», estime en effet mercredi le FMI.

«Nous constatons une énorme amélioration en termes de réformes par rapport à l'an dernier», a reconnu, devant la presse, Ranjit Teja, directeur général du département Europe du FMI. Mais «il reste beaucoup à faire».

«Les perspectives appellent à intensifier l'effort de réforme», juge le Fonds dans son rapport: «les politiques au niveau de la zone euro doivent apporter beaucoup plus de soutien mais l'Espagne doit aussi respecter son programme annoncé et même aller plus loin dans certains domaines». «L'accent doit être mis sur une stratégie en faveur de l'emploi qui permette à l'économie de croître et d'embaucher».

Mais pas question pour le pays de renoncer à son effort de rigueur budgétaire, alors qu'il s'est engagé à réduire son déficit de 7% du PIB en 2012 à 5,5% en 2014: «le déficit reste à un niveau élevé et insoutenable», a noté James Daniel. Toutefois «la consolidation budgétaire doit se poursuivre de manière graduelle» pour ne pas freiner la reprise de l'économie: «l'ajustement doit être aussi doux que possible», selon lui.




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