La croissance des prix des habitations a ralenti au Canada pendant le deuxième trimestre, notamment en raison du refroidissement du marché dans la grande région de Toronto, révèle une étude de Royal LePage.

LA PRESSE CANADIENNE

La firme de services aux agences immobilières a précisé mardi que les prix avaient même diminué, par rapport à l'an dernier, dans certains secteurs du Grand Toronto.

Selon le président et chef de la direction de Royal LePage, Phil Soper, l'imposition d'une nouvelle simulation de crise fédérale obligatoire pour les prêts hypothécaires a contribué à ralentir le marché immobilier dans la plupart des régions du pays.

«Nous avons été témoins d'un marché printanier qui n'a jamais éclos», a illustré M. Soper dans un communiqué.

«La nouvelle simulation de crise fédérale a causé un ralentissement du marché, jusqu'à une quasi-immobilisation à travers une grande partie du pays, tandis que certaines familles ont ajusté leurs attentes dans un monde contraint à une capacité d'emprunt réduite, et les autres, non atteintes par les mesures du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) se sont mises à l'écart adoptant une approche attentiste.»

Toutefois, dans ses perspectives, Royal LePage a indiqué qu'il s'attendait à ce que le prix global d'un logement au Canada soit en hausse de 2,2 pour cent au troisième trimestre par rapport à l'an dernier.

«Le marché a commencé à absorber et à s'ajuster aux nouvelles réalités; nous nous attendons à une légère hausse des volumes de ventes et des prix au cours de la deuxième moitié de 2018», a poursuivi M. Soper.

L'indice de prix des propriétés de Royal LePage a montré que le prix d'une maison au Canada a augmenté de 2,0 pour cent d'une année à l'autre, pour atteindre 613 968 $ au deuxième trimestre.

Cela se compare à une augmentation annuelle de 6,2 pour cent pour le premier trimestre.

La firme de courtage immobilier a indiqué que le ralentissement de la hausse des prix est survenu alors que certaines régions de la région du Grand Toronto ont vu leurs prix chuter par rapport à l'an dernier.

Au deuxième trimestre, le prix médian d'une maison à deux étages a augmenté de 0,8 pour cent d'une année à l'autre, pour s'établir à 720 504 $, tandis que le prix médian d'un bungalow a grimpé de 1,8 pour cent pour atteindre 512 979 $. Le prix des copropriétés a augmenté de 8,1 pour cent par rapport à l'an dernier, pour atteindre 435 421 $.

Dans un rapport distinct, Sotheby's International Realty Canada a indiqué que le marché montréalais des maisons de plus d'un million de dollars avait atteint un record au premier semestre, en gagnant 24 pour cent par rapport à l'année précédente.

À Toronto, les ventes de maisons de plus d'un million de dollars ont diminué de 46 pour cent par rapport à l'an dernier, a ajouté Sotheby's, mais le volume des ventes de 2018 a évolué comme il le faisait avant l'explosion de 2015.

Les ventes de maisons de plus d'un million de dollars à Vancouver ont chuté de 19 pour cent par rapport à l'an dernier, tandis que celles de Calgary ont enregistré une baisse de 11 pour cent.