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Cominar: à 89 ans, Robert Després veut revenir au C.A.

En plus de la présidence de Cominar, Robert Després est... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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En plus de la présidence de Cominar, Robert Després est membre d'au moins cinq autres conseils et est le président de son holding familial, Placements D.R.M.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

L'âge de la retraite n'a pas encore sonné pour Robert Després, qui est de nouveau pressenti pour siéger au conseil des fiduciaires du fonds de placement immobilier Cominar (T.CUF.UN), plus important propriétaire immobilier du Québec.

M. Després, 89 ans, n'y fait pas de la figuration, loin de là, il est en fait le président du conseil des fiduciaires depuis 2006. Le conseil des fiduciaires est à la fiducie de placement immobilier ce que le conseil d'administration est à la société par actions. Il a touché 138 000$ pour son travail chez Cominar l'an dernier.

À un âge où notre condition nous impose souvent d'aller vivre en résidence spécialisée, M. Després jongle avec les mandats. En plus de la présidence de Cominar, il est membre d'au moins cinq autres conseils et est le président de son holding familial, Placements D.R.M.

Il agit notamment à titre de président du C.A. de Domosys et de Technologies Obzerv. Il est aussi au C.A. de l'Institut national d'optique, de GenePOC et de HRS Holdings.

Lors de la précédente assemblée des porteurs de parts du FPI, en 2013, 13% des votes enregistrés se sont abstenus d'appuyer M. Després. Ce taux d'abstention élevé n'avait toutefois rien à voir avec son grand âge ou le cumul des mandats comme administrateur, assure-t-on chez Cominar.

«L'an dernier, les honoraires de consultation de notre auditeur ont excédé ses honoraires de vérification à la suite de nos nombreuses transactions», explique Michel Paquet, vice-président directeur senior et secrétaire de Cominar.

Les organismes de conseil en gestion des procurations ISS et Glass Lewis ont recommandé à leur clientèle de s'abstenir de voter en faveur des administrateurs siégeant au comité d'audit en réaction à la flambée des honoraires de consultation. Ce qui était le cas de MM. Després et D'Amours.

Ceux-ci ont obtenu à peu près le même pourcentage d'abstentions. Les deux autres membres du comité d'audit ont été remplacés après 2012 et ne se sont pas représentés comme administrateurs en 2013.

Au Canada, le quart des entreprises cotées à la Bourse impose la retraite à ses administrateurs passé un certain âge, selon un rapport de la firme Korn Ferry de 2012. L'âge varie de 70 à 75 ans.

Cominar n'a pas de politique concernant l'âge de ses administrateurs. «Le sujet ne se discute pas», dit M. Paquet.

N'empêche, pour au moins un spécialiste des questions de gouvernance, il serait peut-être temps pour Cominar de diversifier davantage son conseil.

Le tiers des neuf membres siégeant au conseil des fiduciaires ont plus de 70 ans. Quatre personnes sur neuf, dont Robert Després et deux autres administrateurs considérés comme indépendants, en font partie depuis le premier appel public à l'épargne en 1998, il y a 16 ans.

«Pour plusieurs, après 10 ans dans un conseil d'administration, on perd notre indépendance», dit Olivier Gamache, président-directeur général du Groupe investissement responsable, entreprise offrant des services-conseils extra-financiers. Sa société a pour tâche d'analyser les circulaires de sollicitation de procuration pour le compte d'investisseurs institutionnels.

Chaque société devrait se poser la question et déterminer s'il faut une limite d'âge ou pas, avance pour sa part Jean Lamarre, président de Lamarre Consultants, consultant stratégique et en montage financier pour des entreprises travaillant dans différents secteurs technologiques.

«Quand il n'y a pas de règle ou de norme, c'est toujours difficile pour un conseil d'aller expliquer à un administrateur de 82 ans qu'il est temps d'arrêter, dit-il. Quand une limite d'âge est en place, l'administrateur sait quand il entre au conseil qu'il devra partir, par exemple, à 75 ans, à moins que le conseil choisisse de prolonger son mandat.»




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