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Vieux-Montréal: l'ancienne Banque Royale transformée en condos

Stéphane Brault, David Lavoie et Philippe Bernard, promoteurs... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

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Stéphane Brault, David Lavoie et Philippe Bernard, promoteurs du projet de condos Bank dans l'ancien siège social de la Banque Royale de la rue Saint-Jacques, ont le sentiment du devoir accompli. L'immeuble laissé à l'abandon pendant 25 ans accueillera ses premiers copropriétaires résidentiels à la fin d'avril.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Non sans difficulté, la conversion de l'ancien siège social de la Banque Royale, dans le Vieux-Montréal, en copropriétés résidentielles sera finalement terminée à la mi-mai.

Deux ans et demi après le lancement de la prévente des unités, les premiers occupants y emménageront à la fin d'avril, dès que la finition du hall et des espaces communs sera terminée.

«Nous sommes fiers du résultat final. Une occasion comme ça, plusieurs joueurs l'ont regardée, nous sommes ceux qui sont allés de l'avant», dit Philippe Bernard, président de Pur Immobilia, l'un des trois promoteurs du projet baptisé Bank. Ses partenaires dans l'aventure sont David Lavoie, de Cube architecture, et Stéphane Brault, de BASE, société immobilière.

Ensemble, le trio avait mené à bien le projet SASH de 14 condos dans le quartier Saint-Henri, dans le Sud-Ouest de Montréal, entre 2009 et 2011.

Pour ceux qui ne le savent pas, le «221» était l'une des dernières dents creuses de la rue Saint-Jacques, la rue de la finance au Canada dans la première moitié du XXe siècle. Derrière sa façade à quatre colonnes de style beaux-arts se dressait un squelette de béton haut de 14 étages laissé à l'abandon pendant un quart de siècle.

À l'époque, l'homme d'affaires Henri Paquin avait fait raser la succursale bancaire à l'exception de sa façade historique dans le but d'en faire un hôtel. La structure de béton derrière la façade avait été érigée, mais le projet avait été abandonné après la mort de M. Paquin en 1988, assassiné dans l'explosion de sa voiture, dans l'arrondissement de Saint-Laurent.

Les propriétaires s'y sont succédé jusqu'à l'arrivée du Groupe Aquilini, de Vancouver, à la fin des années 90, qui veut y construire un hôtel-appartement, projet resté sans suite. Pur Immobilia et ses partenaires ont acquis la propriété en 2010.

«On a vu le 221 comme une occasion malgré les embûches, dit Philippe Bernard, 49 ans, que l'on a rencontré avec ses associés la semaine dernière au bureau de vente de Bank. On bénéficiait d'un droit acquis sur une structure de 14 étages dans le Vieux-Montréal avec des vues, ce qu'on n'aurait jamais pu avoir aujourd'hui», ajoute le président de Pur Immobilia, société qui détient des participations dans l'ancienne gare Viger avec le Groupe Jesta.

Parcours semé d'embûches

Entre le rêve et la réalité toutefois, il y un monde de différence, ce que n'ont pas tardé à réaliser MM. Lavoie, Brault et Bernard.

Par exemple, le revêtement extérieur, de la maçonnerie commandée en Europe, a été livré avec plus d'un an de retard. «Le bateau est finalement rendu au port», dit, non sans soulagement, David Lavoie, 44 ans.

Au préalable, les promoteurs et leur architecte Michel Lauzon, de Lemay et associés, avaient dû déployer des trésors d'imagination pour mener à terme la transformation de la vocation d'origine de la structure à des fins résidentielles.

«On a mis beaucoup d'énergie pour que chacune des unités soit attirante, dit M. Bernard. On avait beaucoup de contraintes avec une mitoyenneté aveugle du côté est et une mitoyenneté aveugle sur les sept premiers étages du côté ouest.»

Par exemple, le mur rideau du nouveau bâtiment se termine en retrait de la façade historique afin de maximiser la luminosité des unités qui donnent dans la rue Saint-Jacques. Ce recul du mur rideau a permis par le fait même l'installation de terrasses intérieures, entre celui-ci et la façade historique.

Les promoteurs disent mission accomplie bien qu'il reste encore 13 logements à vendre sur les 40 proposés. Ils espèrent maintenant les absorber au cours des 12 prochains mois. «Il y a seulement 27 condos invendus en stock dans tout le Vieux-Montréal, c'est très peu», croit Stéphane Brault. Leur prix de vente varie de 260 000$ à 1 million, selon la grandeur et les caractéristiques.

Les trois comparses ont toutefois su minimiser leur risque financier en revendant deux propriétés voisines que les promoteurs avaient acquises en même temps que le 221. Qui plus est, le fabricant d'équipements de bureau Artopex a acheté deux étages en demi-sous-sol et y a aménagé sa salle d'exposition montréalaise depuis février.

Comme quoi, le chemin est tortueux pour mener un projet à terme dans le Vieux-Montréal.




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