Le pire est encore à venir pour le marché de l'immobilier commercial et d'entreprise américain, en plein marasme, a estimé jeudi Dennis Lockhart, un des dirigeants de la banque centrale américaine (Fed).

AGENCE FRANCE-PRESSE

«J'observe la progression des défis que pose ce secteur depuis plus d'un an, et je pense que la plupart de ses effets nuisibles sont encore devant nous», a déclaré M. Lockhart, lors d'un discours en Floride.

Ce secteur regroupe la location et la vente de locaux à usage professionnel: bureaux, magasins, locaux industriels, centres commerciaux etc. Les risques qu'il fait peser sur la croissance sont liés à la montée des défauts sur les prêts immobiliers consentis par les banques à des entreprises.

Selon le Livre beige de la Fed (rapport de conjoncture) publié mercredi le marché de l'immobilier commercial reste l'un des points les plus faibles de l'économie américaine, avec celui de l'emploi.

La menace pèse surtout sur les petites banques, source principale du financement de PME qui sont le moteur de la création d'emploi du pays.

Ces petites banques sont «lourdement» exposées aux prêts immobiliers commerciaux risqués, et sont d'autant plus exposées qu'elles sont petites et donc moins susceptibles d'avoir accès à des financements diversifiés, a rappelé M. Lockhart, selon le texte de son allocution distribué à la presse.

«L'immobilier commercial sera un frein à l'économie mais ne torpillera pas la reprise», a prédit néanmoins M. Lockhart, qui dirige l'antenne de la Fed à Atlanta, en Géorgie, dans le sud-est des États-Unis.