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Dominique Anglade dans le club sélect des jeunes leaders mondiaux

Dominique Anglade va rencontrer et échanger avec 200... (Dominique Anglade)

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Dominique Anglade va rencontrer et échanger avec 200 autres jeunes leaders mondiaux de 2014 au cours d'une activité du Forum économique mondial en Chine.

Dominique Anglade

La nouvelle est passée inaperçue cette semaine, dans le sillage du typhon PKP. Dominique Anglade, la PDG de Montréal International, a été désignée par le Forum économique mondial (FEM) pour faire partie de sa cuvée des Young Global Leaders de 2014, un programme qui fait la promotion à l'échelle mondiale des jeunes leaders de moins de 40 ans qui sont appelés à former la génération des décideurs de demain.

Dominique Anglade a obtenu la confirmation de cette reconnaissance internationale mardi matin, la veille de son départ pour Haïti, où elle devait se rendre pour faire le suivi des opérations de la Fondation Kampe qu'elle a cofondée, au lendemain du tremblement de terre de 2010, avec notamment la chanteuse Régine Chassagne du groupe Arcade Fire.

La Fondation Kampe cherche à combattre le cycle de pauvreté en Haïti en travaillant à rendre les familles autonomes. Son champ d'intervention est situé dans la région du plateau continental, où Kampe souhaite faire une différence dans la vie des gens.

«J'ai profité de cette visite qui était prévue pour accompagner durant deux jours, à titre de PDG de Montréal International, la délégation du maire Denis Coderre qui se rendait à Haïti», explique Dominique Anglade.

La PDG de l'organisme d'attraction d'investissements internationaux à Montréal est la seule Québécoise à faire partie de la cohorte de 246 leaders mondiaux qui ont été sélectionnés par le Forum économique mondial dans 66 pays. Six autres PDG canadiens ont été choisis pour faire partie du programme Young Global Leaders.

Dominique Anglade se joint ainsi à la courte liste de PDG québécois qui ont déjà obtenu cette reconnaissance du FEM, soit Charles Sirois et Paul Desmarais, jr en 1994, et Pierre Karl Péladeau en 2000.

«C'est une belle reconnaissance. On veut que tu contribues au développement de la société et c'est à toi de décider ce que tu vas en faire», observe Dominique Anglade.

Elle va rencontrer et échanger avec 200 autres jeunes leaders mondiaux de 2014 au cours d'une activité du Forum économique mondial en Chine. Ce sera l'occasion pour elle d'élargir son réseau de contacts à l'international.

Voilà qui ne nuira certes pas à la nouvelle mission professionnelle qu'elle poursuit depuis qu'elle a accepté, le 1er novembre dernier, la présidence de Montréal International, après deux années passées à la direction générale de la Coalition avenir Québec.

Début de mandat actif

Diplômée en génie industriel, Dominique Anglade a entamé sa carrière chez Procter & Gamble à Toronto et aux États-Unis, avant de se joindre à Nortel où elle a été responsable de la gestion stratégique de la chaîne d'approvisionnement tout en terminant un MBA à HEC Montréal.

Elle a été durant sept ans consultante pour la firme McKinsey à titre de spécialiste dans les enjeux opérationnels et de leadership liés à la transformation des grandes organisations.

«En tant qu'ingénieure, je me rends compte que je m'intéresse beaucoup aux processus. C'est une fonction importante dans les entreprises», observe-t-elle.

Après quatre mois à la barre de l'organisme, est-ce que Dominique Anglade estime avoir terminé son immersion culturelle chez Montréal International? Une question un peu poche pour une spécialiste de la transformation des organisations.

Elle me sort un document. C'est le prochain plan stratégique, dont elle vient tout juste de finaliser la préparation. Elle le livrera aux membres de son conseil d'administration la semaine prochaine. Elle n'a pas perdu de temps.

«Montréal International vient de réaliser la meilleure année de son histoire. On a contribué à la réalisation de 39 projets d'investissement qui ont totalisé 1,3 milliard. Là-dessus, Montréal International a été l'instigateur de 30 % de ces projets», observe-t-elle avec une certaine fierté.

Pourtant, Montréal International peut faire mieux encore, estime-t-elle.

«L'audace, l'ambition et l'ardeur vont être les trois éléments autour desquels nous allons poser nos actions. On veut mieux coordonner nos efforts avec nos partenaires, notamment avec Investissement Québec.

«Il y a cinq grandes étapes quand tu fais de la prospection d'investissement, et on veut porter une attention plus grande à l'étape de l'identification de prospects et à celle de l'articulation de projets», résume Dominique Anglade.

La PDG de Montréal International rappelle que le rôle de l'organisme ne se limite pas à la seule attraction d'investissements étrangers.

«Notre mandat est aussi d'attirer et de conserver des organisations internationales à Montréal et d'attirer des talents dont nos entreprises ont grandement besoin», précise-t-elle.

Au chapitre des organisations internationales, la PDG relève que Montréal abrite le siège de 63 organisations internationales, alors que Toronto en accueille 34 et Vancouver, 15.

«Cela tient au caractère unique de Montréal. Une ville francophone mais bilingue et multiethnique», souligne-t-elle.

L'unicité de Montréal se traduit aussi par le fait que la grande région métropolitaine a concentré ses efforts de représentations internationales au sein d'un seul organisme.

«Il y a une trentaine de villes dans la région de Toronto et une dizaine d'entre elles font chacune leur promotion internationale. À Montréal, on parle d'une seule voix», souligne-t-elle.

Le plan stratégique que présentera la semaine prochaine Dominique Anglade réserve aussi une plus grande place aux institutions du secteur privé dans le financement de l'organisme.

À l'origine de la création de Montréal International en 1997, la contribution du secteur privé, principalement des institutions financières, comptait pour 40 % du budget de fonctionnement de l'organisme.

Ce pourcentage est tombé à 20 % alors que les gouvernements québécois et canadien, de même que la Ville de Montréal, assurent l'essentiel de son financement. Dominique Anglade souhaite ramener à 30 % la part du financement privé.

«Les institutions financières montréalaises profitent toutes de l'implantation de nouvelles entreprises internationales à Montréal. Je crois qu'elles vont accepter de faire leur part», anticipe, sûre d'elle, Dominique Anglade.




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