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Un investisseur activiste débarque chez General Electric

Le milliardaire américain Nelson Peltz a révélé avoir... (PHOTO GENE J. PUSKAR, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

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Le milliardaire américain Nelson Peltz a révélé avoir investi 2,5 milliards $US dans GE, soit 1 % du capital de l'entreprise.

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Agence France-Presse

Le conglomérat industriel General Electric (GE), en pleine restructuration, est depuis lundi sous la pression d'un influent investisseur activiste connu pour ses bras de fer médiatisés avec des grands patrons afin d'assurer de gros dividendes aux actionnaires.

Le milliardaire américain et fondateur du fonds d'investissement Trian Partners, Nelson Peltz, 73 ans, a révélé avoir investi 2,5 milliards $US dans GE, après deux ans d'une cour assidue.

Cette somme, le plus gros investissement de M. Peltz dans une entreprise, représente 1 % du capital de GE et fait de lui l'un des dix premiers actionnaires du conglomérat industriel connu pour ses moteurs d'avions, ses turbines et ses locomotives.

À première vue, l'arrivée de Trian se veut amicale puisque M. Peltz assure soutenir la stratégie de recentrage vers les activités industrielles engagée par le PDG Jeffrey Immelt.

«Trian est persuadé que GE est en train de mettre en oeuvre une audacieuse transformation qui va générer des retours sur investissement lucratifs pour les actionnaires dans les années à venir», vante le fonds, soulignant que son fondateur Nelson Peltz entretient une relation de longue date avec M. Immelt.

Contrairement à ses habitudes, Trian affirme en outre n'avoir pas encore réclamé de siège au conseil d'administration.

Doubler le cours en Bourse

Le fonds espère que la direction de GE va tenir ses promesses et lui demande donc d'augmenter les marges opérationnelles, la croissance organique et d'être plus efficace en termes de coûts et de ses plans de distribution des liquidités (programmes de rachats d'actions et dividende notamment), d'autant qu'il affirme que le cours de l'action peut doubler d'ici 2017.

Le titre GE, qui bondissait de 4,06 % à 26,50 $US vers 13 h, Heure avancée de l'Est lundi à Wall Street, peut atteindre le seuil de 40 à 45 dollars d'ici la fin 2017 assure Trian, qui veut joindre ses efforts à ceux de la direction du groupe pour y parvenir.

Considéré comme l'un des baromètres de la santé de l'économie américaine, GE se sépare depuis quelques mois de la plupart de ses actifs financiers, qui lui ont causé des milliards de dollars de pertes durant la crise financière.

La société étoffe à l'inverse ses activités industrielles (équipements destinés à l'aéronautique, à la production d'électricité, au transport, à la santé) avec l'acquisition pour 12 milliards d'euros (10,7 milliards $US) du pôle industriel du groupe français Alstom. Celles-ci devraient représenter plus de 90% des bénéfices de l'entreprise après 2017, contre 58 % l'an dernier.

Souhaitant « la bienvenue » à Trian pour cet « important » investissement, Jeffrey Immelt espère un dialogue « constructif » et réitère la promesse de GE de distribuer 90 milliards $US à ses actionnaires d'ici 2018.

« GE est déterminé à améliorer ses marges et ses retours (aux actionnaires), réduire ses coûts et la taille de l'entreprise», a-t-il répondu à M. Peltz.

Il affirme en outre que le groupe est en bonne voie pour atteindre son objectif annuel d'un bénéfice opérationnel par action de 1,13 à 1,20 $US dans les activités industrielles.

Les investisseurs activistes se sont illustrés ces deux dernières années aux États-Unis en réclamant aux entreprises dans lesquelles ils ont pris des participations de céder ou de se séparer des activités peu lucratives, de racheter leurs propres actions pour en gonfler la valeur en Bourse ou de tailler dans les coûts.

Leur force repose sur les énormes liquidités dont ils disposent: ils géraient en janvier environ de 91 milliards $US en actifs, contre 59 milliards de dollars fin 2012, selon le cabinet eVestment.

Nelson Peltz, l'un des plus connus d'entre eux, est un habitué de batailles victorieuses comme celles remportées contre les directions des groupes alimentaires ketchup Heinz en 2006 et Mondelez en 2014.

Mais Ellen Kullman, la PDG du groupe chimiste américain DuPont, lui a infligé un retentissant revers en mai, en bloquant son entrée au sein du conseil d'administration du spécialiste de la fibre synthétique Kevlar, utilisée dans la fabrication de gilets pare-balles, de pneumatiques ou dans l'industrie aérospatiale.




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