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Des questions sur les priorités de Louis Chênevert

Louis Chênevert, ex-PDG de la société United Technologies.... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Louis Chênevert, ex-PDG de la société United Technologies.

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D'après Bloomberg
La Presse

Louis Chênevert a quitté le poste de président-directeur général de la société United Technologies (UTC) après que son administrateur principal indépendant a posé des questions en lien avec ses priorités.

Ces circonstances ont été décrites par Edward Kangas, administrateur, qui a hérité du poste de président du conseil le 24 novembre dernier, au moment où le départ soudain de M. Chênevert a été annoncé. Gregory Hayes a pour sa part quitté le poste de chef des services financiers pour succéder à Louis Chênevert, 57 ans, qui a été à la tête du fabricant de moteurs à réaction et de systèmes de climatisation au cours des six dernières années.

«Ce n'était pas une crise», a affirmé M. Kangas dans le cadre de remarques relayées par John Moran, porte-parole de United Technologies. «C'était simplement un problème et une préoccupation grandissants qui ont fait que, sur recommandation du conseil, j'ai discuté avec Louis de ses priorités, à la fois sur le plan personnel et professionnel.»

La déclaration de M. Kangas a permis d'étoffer les étapes qui ont mené au départ à la retraite de M. Chênevert. Initialement, United Technologies n'avait donné aucune raison pour justifier le changement et avait affirmé qu'il n'était aucunement lié au rendement financier de l'entreprise. La société prépare actuellement un nouveau moteur important au sein de son unité Pratt & Whitney. De plus, elle fait face à de nombreux défis dans le cadre de l'expansion chinoise d'Otis, son entreprise d'ascenseurs.

«Après examen, Louis a conclu que l'entreprise était en bonne position, qu'elle avait un excellent candidat au titre de PDG et qu'il était temps pour lui de se retirer», selon Edward Kangas.

M. Chênevert n'a pas répondu aux nombreuses requêtes de commentaires depuis son départ survenu après 22 ans de carrière au sein de l'entreprise. En 2012, il a dirigé l'achat de Goodrich, un fabricant d'équipement d'aviation, au coût de 16,5 milliards US - la plus importante transaction impliquant United Technologies - et a restructuré l'entreprise autour des services de construction et d'aérospatiale.

Une visite de yacht?

Le Wall Street Journal a indiqué, le 5 décembre, que le départ de M. Chênevert s'était produit rapidement après un voyage à Taiwan lors duquel il a constaté l'état de progression des travaux sur son yacht de 34 mètres (110 pieds). Le leadership de M.Chênevert avait été affaibli par un conseil d'administration et des hauts dirigeants de la société préoccupés par son attention trop marquée sur des intérêts extérieurs, dont le bateau, a indiqué le Journal, citant différentes personnes sans les identifier.

Chênevert et sa femme Debra se sont impliqués auprès du Smilow Cancer Hospital, du Connecticut Children's Medical Center et du Greater Hartford Arts Council. Ils font également partie de la liste des donateurs annuels d'au moins 50 000$US de la Tocqueville Society de United Way.

En 2013, M. Chênevert s'est vu attribuer le prix annuel de l'Appeal of Conscience Foundation, un groupe qui défend la liberté de religion.

Avant même de devoir vivre la période de transition qu'exige la nomination d'un nouveau PDG, United Technologies faisait face au défi de stimuler la croissance de certaines unités, dont celle de Pratt & Whitney. Ancien dirigeant chez Pratt, M.Chênevert était considéré comme un important vecteur de développement d'un nouveau réacteur à réducteur qui a coûté plus de 1 milliard US à produire.

La dépense a pesé sur les perspectives de rendement de United Technologies, selon Cai Von Rumohr, analyste chez Cowen Group, de New York, une entreprise de notation des actions.

Pratt a essuyé deux revers importants cette année en lien avec ses moteurs. En mai, un incendie s'est déclaré dans un prototype de réacteur à réducteur, monté dans un avion à réaction d'essai de la CSeries de Bombardier. Un mois plus tard, l'explosion d'un moteur différent, monté dans un avion d'attaque interarmées F-35 de Lockheed Martin Corp., a cloué au sol tous les appareils de la flotte.




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